Thé vert: le glas a-t-il sonné ?Par: Dr Mohamed Yeslim Ould El Joud, spécialiste « eau ».

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Depuis quelques jours c’est la panique dans les bureaux, dans les villas cossues, dans les marchés, dans les « mbars », sous les « khaimas » et même sous les acacias chétifs du désert.

Les médias sociaux relayés par les « chtari » ne parlent que de ça: notre thé vert rend malade. Et pas n’importe quelle maladie.  Non, non il cause la maladie dont on prononce pas le nom.

La nouvelle viens d’une source des plus serieuses. C’est un rapport publié en Arabe et en Français par un collectif comprenant nos plus « grandes sommités ». Et ce ne sont pas les petites « grandes sommités » qui vivent au pays. Non ce sont les grandes « grandes sommités » qui sont tellement grandes qu’elles vivent à l’étranger. Leurs compétences dépassent les capacités du marché de travail local.

Le thé vert contiendrait des pesticides « artificiels ». Qu’en penser?

D’abord sachons que comme toutes les plantes, la plante de thé, produit des pesticides naturels. Certains sont nuisibles non seulement aux insectes mais également à l’homme. Retenons donc qu’un produit naturel n’est pas nécessairement sain et qu’un produit artificiel n’est pas nécessairement dangereux. Tous les produits alimentaires contiennent des pesticides naturels produits par la plante elle même pour sa protection.

Ensuite sachons que toute l’agriculture moderne utilise les pesticides pour protéger les récoltes contre les prédateurs. Les résidus de ces pesticides se retrouvent dans l’air, l’eau et les autres produits alimentaires. Ils ne se retrouvent donc pas uniquement dans le thé.

Ces pesticides artificiels et naturels constituent un risque pour la santé humaine. Les Hommes en ont toujours consommé  et en consommeront  toujours. Le risque « zéro » n’existe pas. Tout individu dès sa conception et avant même sa naissance est confronté à une multitudes de risques qui menacent son intégrité physique.

Alors la question n’est pas d’éliminer tous les risques mais de déterminer les risques avec lesquels nous pouvons, ou devons vivre, et les accepter et les risques inacceptables qu’ils faut dėfinir et minimiser dans la mesure du possible.

Dans le cas d’espèce nos experts ont choisi de se focaliser sur le thé. Ils ont alors trouvé que les échantillons analysés contiennent des doses supérieures aux normes européennes pour quelques pesticides.

Nous devons savoir que ces normes constituent des limites legales pour qu’un produit puissent entrer sur le marché européen. Il ne s’agit pas de limites scientifiques. Ces limites légales tiennent compte du risque  sanitaire mais pas uniquement. Ils tiennent également compte de considérations politiques, économiques et commerciales et bien d’autres encore. C’est pour cette raison que ces limites varient énormément d’un pays a l’autre. Ces limites constituent souvent ce que l’on appel des barrieres non douanières pour contourner les regles de l’Organisation Mondiale du Commerce et de nombreux litiges entre pays exportateurs et pays importateurs se trouvent en permanence devant le tribunal de cette organisation.

Trois pesticides ont été particulièrement épinglé par le rapport comme étant spécialement dangereuses. Elles doivent donc être regardé de près. Heureusement ces substances sont:

1. Peu solubles dans l’eau, ce qui fait que leur présence dans les feuilles de thé ne se traduit pas nécessairement par leur présence dans le breuvage nommé « thé ».
2. Les études faites sur ces substances ont été réalisées sur des animaux et en particulier la souris et non sur l’homme. Leur danger pour la souris ne veut pas dire nécessairement un danger pour l’homme.
3. Elles ne présentent pas un risque aigu pour le consommateur. Le risque évoqué est un risque chronique sur le long terme.
4. L’étude a trouvé qu’elles dépassent les seuils légaux (et non scientifiques) fixés par l’Union européenne. Ces limites sont plus restrictives en la matière que les limites Américaines et Japonaise pour ne citer que des pays à la pointe du développement.

Pour conclure signalons la nécessité de la création d’un organisme public de contrôle. Cet organisme contrôlera l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les aliments que nous consommons,  les médicaments, etc.

En termes de priorité les médicaments viennent en premier car ils sont par définition uutilisées par des personnes affaiblies et une structure existe déjà pour cela. Ensuite viens l’air qui est respiré par tous et parceque les études ont montré que plus de 70% des maladies causées par un agent chimique sont liés à l’air. Ensuite viens l’esu que nous buvons tous. C’est ensuite que viennent les autres produits alimentaires avec le thé en queue de liste.

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