Semaine de la Mauritanie sur RFI : Nous voulons montrer le visage du pays à travers son identité plurielle (Claudy Siar)

Semaine de la Mauritanie sur RFI : Nous voulons montrer le visage du pays à travers son identité plurielle (Claudy Siar)Alakhbar – La semaine de la Mauritanie sur RFI (Émission Couleurs Tropicales Spéciale Mauritanie) a été lancée ce lundi 13 décembre pour cinq jours en partenariat avec des professionnels de la musique et de la culture mauritaniennes.

A cette occasion, Alakhbar s’est entretenu avec Claudy Ciar, l’animateur de Couleurs Tropicales qui exprime son souhait de mettre en exergue l’identité plurielle de la Mauritanie.

L’animateur appelle également les autorités du pays à une politique gouvernementale et volontariste visant à aider les artistes mauritaniens à sortir de l’isolement.

ALAKHABR : Pourquoi la semaine de la Mauritanie sur RFI ?

C’est un pays de culture, qui, comme tous les pays, a son histoire, troublée, magnifique, difficile, avec une composition ethnique particulière. Humblement, mon équipe et moi souhaitons durant une semaine montrer le visage de la Mauritanie d’aujourd’hui à travers son identité plurielle indissociable de la réalité culturelle et sociale.

ALAKHABR : Pourquoi les artistes et hommes de culture mauritaniens ne sont pas très entendus sur RFI, surtout dans Couleurs tropicales ?

Je pense qu’il y a un manque de volonté des acteurs culturels mauritaniens d’aller vers les vecteurs de communication extérieurs. À RFI, mon équipe est abreuvée de demandes pour la diffusion des musiques d’artistes d’Afrique, des Caraïbes, de France… et très rarement de Mauritanie. C’est donc la responsabilité des professionnels mauritaniens.

Mais parce que je suis conscient de l’absence de réflexe de ces professionnels de faire cette démarche vers nous, j’ai décidé d’aller vers eux en organisant cette semaine entière consacrée à la Mauritanie.

ALAKHABR : Comment vous évaluez le rayonnement de la musique et de la culture mauritaniennes sur le continent africain ?

Son rayonnement est malheureusement très faible.

Nous espérons que cette semaine spéciale dans Couleurs Tropicales sur RFI, donnera l’envie à certains de regarder vers la Mauritanie dont les talents sont nombreux.

ALAKHABR : Quels conseils aux artistes mauritaniens pour mieux se faire entendre ?

Pour se faire entendre aujourd’hui, il est important d’utiliser tous les outils numériques et autres à la disposition de tous. Il est surtout urgent de connaître tous les rudiments de l’industrie de la musique.

Les maîtriser, c’est changer l’univers des musiques mauritaniennes et peut-être qu’un jour, les musiques les plus populaires d’Afrique, viendront de Mauritanie. Pour cela, et pour l’heure, il faut sortir de l’isolement. Une politique gouvernementale et volontariste peut grandement aider à cela.

ALAKHABR : Le Festival des villes anciennes a débuté chez-nous ce vendredi pour quatre jours. Il réunit de grands acteurs de la musique et de la culture. Est-ce que dans la semaine de la Mauritanie vous avez accordé une place à ce grand évènement qui fait même déplacer le président Mohamed Ould cheikh El Ghazouani ?

Évidemment, notre correspondant en Mauritanie, Ibrahim Guisset ( et d’autres) reviendront sur l’événement.

Du 13 au 17 décembre, au programme de ces Couleurs Tropicales à 20h10T.U, spéciale Mauritanie, il y aura : lundi, une musicale avec un spécialiste. Mardi et mercredi, deux libre-antennes Génération Consciente ( les auditeurs /leaders auront la parole). Jeudi, une professionnelle mauritanienne fera la programmation musicale. Et vendredi, retour sur notre grand show en live à l’Institut français de Nouakchott.

Vive la Mauritanie de tous et de tous les talents…

Via Cridem

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