Le wali de l’Adrar : Le Festival des cités du patrimoine est un évènement culturel d’incidence économique

Les préparatifs en cours au niveau de la ville de Ouadane pour accueillir le Festival de cités du patrimoine dans sa nouvelle version se sont achevés, a affirmé le Wali de l’Adrar, M. Hadady M’Paly Yatéra.


Il a précisé que toutes les mesures ont été prises afin d’assurer le succès de cet évènement majeur qui représente aussi une saison touristique, culturelle et économique par excellence, eu égard à ses répercussions économiques, sociales et culturelles sur les habitants de la wilaya.

Le volume des investissements dans le Festival a atteint 201.097.147 nouvelles ouguiyas, ce qui permettra d’améliorer le niveau des services publics assurés dans la moughataa, grâce à l’extension des réseaux d’eau et d’électricité, la construction d’établissements pédagogiques, la réhabilitation de la vieille ville et la réfection de sa route sablonneuse, a dit le wali dans une interview à Horizons dont voici l’intégralité:

Horizons : Tout d’abord, veillez présenter la wilaya, et en particulier la ville de Ouadane?
Le wali : la wilaya de l’Adrar est sise dans le nord mauritanien. Elle est limitée, à la fois par Majâbat al-Koubra et le Tagant de l’Est et se trouve à 425 km de la capitale Nouakchott.

Sa superficie s’étend sur 233478 km2; ce qui correspond à 22,65% de l’étendue totale du pays.

Sa population est de 62 657 habitants.Elle est administrativement subdivisée en quatre moughataas, deux arrondissements et onze communes. La wilaya a une dimension historique particulière en raison de ses villes anciennes, comme Ouadane, qui remonte à l’an 536 de l’Hégire, Chinguetti, qui date de l’an 600 de l’hégire, ou Azougui, qui abrite le mausolée de l’Imam El Hadrami.

La wilaya est considérée comme une zone touristique par excellence, avec une chaine montagneuse qui culmine à une hauteur de 800 m, des dunes de sable étendues (Mujabat el Koubra), en plus de ses bibliothèques qui comptent des milliers de manuscrits rares.

L’activité économique de l’Adrar repose sur les dattes, avec plus de 1 400 000 palmiers dattiers.

Pour ce qui est de la moughataa de Ouadane, elle est l’une des plus importantes de la wilaya.

L’ancienne ville, fondée au VIe siècle de l’hégire, a connu un essor spectaculaire en raison de son rôle économique et scientifique, de comptoir commercial et de centre de rayonnement scientifique au milieu du XVIIIe siècle.

La ville est située sur une superficie de 120778 km2.Sa population atteint 3973 habitants environ. Elle compte une seule commune éponyme. Son activité économique est axée sur la culture oasienne.

Ouadane dispose de repères touristiques uniques dans leur genre, telles que la vieille ville, la rue des 40 savants, le puits fortifié, le site de l’œil du Sahara, ou ce qui est communément appelé (Guelb er Richat).

Horizons : Quelle évaluation faites-vous des préparations du festival ?
Le wali : Les préparatifs ont été achevés dans les délais, et la plupart des travaux programmés se déroulent selon l’agenda initialement fixé.

Il faut mettre en exergue, à ce propos, l’engouement et la satisfaction exprimés par tous les cadres, acteurs économiques et habitants de la wilaya en général et de la ville de Ouadane en particulier, pour cet événement.

En effet, ceux-ci ont exprimé leur disponibilité à coopérer et à interagir avec tout ce qui est de nature à assurer la parfaite organisation de l’évènement, considérant l’accueil de ce festival comme un réel acquis pour la ville.

Les citoyens de l’Adrar en général et de Ouadane en particulier fondent de grands espoirs sur ce rendez-vous national distingué, surtout du point de vue de ses retombées économiques et sociales.

Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour accueillir les honorables hôtes et recevoir toutes les délégations participantes.

Horizons : Quelles sont les principaux acquis dont Ouadane bénéficiera de l’organisation du festival ?
Le wali : Il est certain que l’accueil par la ville de cet événement lui a permis de faire un bond qualitatif dans les domaines des infrastructures et des services.

Au niveau des infrastructures, il y a lieu de citer la pose de la première pierre du lycée de Tenelba, d’une école primaire et d’une mahadra pilote à Ouadane, la réhabilitation de repères antiques de la vieille ville, dont la Mosquée, la muraille et les habitations situées le long de la rue des 40 savants, en plus de la création d’un espace culturel, la construction de deux barrages de canalisation des eaux de pluie, la réalisation de 14 forages, la construction de 4 digues de retenue d’eau pour alimenter la nappe souterraine et la réalisation d’oasis pilotes pour le développement de l’agriculture dans la ville.

Au plan des services, on peut citer la réalisation d’une nouvelle extension du réseau d’adduction d’eau permettant d’alimenter tous les quartiers de Ouadane en eau potable au lieu de l’eau salée, ainsi que l’extension du réseau électrique.

Il s’agit donc de retombées considérables, qui ne se limitent pas à un domaine spécifique, mais qui incluent tous les secteurs, y compris le marché de bétail, les boutiques, les propriétaires d’hôtels, d’auberges et de maisons ordinaires, les vendeurs ambulants, les artisans, les coopératives féminines et les jeux traditionnels.

AMI

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