Fermeture des usines de farine : conséquences désastreuses pour l’économie et le social en Mauritanie

Fermeture des usines de farine : conséquences désastreuses pour l’économie et le social en MauritanieMG - Les détracteurs et pourfendeurs de l’économie mauritanienne semblent avoir des alliés de taille, l’administration des Douanes, paradoxalement gardienne de l’économie et des finances du pays, l’IMROP qui manque de moyens humains et matériels (absence d’un navire scientifique), les gardes côtes qui immobilisent les moyens de production en leur assénant des manques à gagner mortels et toute une pacharga d’ONG et de mains invisibles pilotées et financées grassement par des « mains invisibles ».

Viennent s’ajouter à cette panoplie de bloqueurs et de donneurs de leçons le manque de puissance électrique depuis plusieurs mois, d’eau à Nouadhibou, de conteneurs pour assurer l’exportation des produits finis, de quais portuaires pour assurer le débarquement des produits frais, le grand quai commercial du port de Nouadhibou est fermé pour réparation pour plusieurs mois ou plusieurs années.

Et ce n’est pas terminé il faut bien que tout s’arrête ou s’écroule car il faut laisser le poisson passer vers nos voisins qui ne feront pas de quartier.

ET maintenant le coup de massue :

Il semble (ce qui est à vérifier) que l’administration des douanes serait sur le point d’appliquer 11% sur les usines de farines et d’huile de poissons en plus des 9% que prélève la SMCP. Déjà les producteurs se battent sans succès depuis pour réduire les 23% de taxes sur le chiffre d’affaires annuel qu’ils payent.

Si cela s’avère exact, c’est la fermeture des usines de farine et d’huile et la victoire des activistes qui auraient bénéficié de l’appui de certains lobbys et ONGS internationales promptes à s’accaparer des richesses halieutiques notamment les pélagiques au détriment des intérêts supérieurs de la nation.

Le Président de la République sait que la fermeture des usines de farines aura pour conséquence directe :

1-les investissements supérieurs à 7.000.000.000 MRU seront perdus.

2-les déchets de poissons résultants de la transformation seront comme auparavant envoyés à la poubelle.

3-l’Etat mauritanien perdra environ une à deux centaines de millions de dollars de recette annuellement.

4- Diminution importante des débarquements des poissons pélagiques à Nouadhibou pour la congélation

5- Pire, 1000 à 1500 mauritaniens iront directement au chômage au nom des primes et voyages de certains mauritaniens pour avoir appelé a la fermeture des outils de production si vitaux pour l’économie et le social

6-Chute importante des recettes du port PAN de NDB

7-les conséquences et une chute importante des recettes de la SMCP.

Les banques, qui financent ce secteur, perdront beaucoup d’argent et rentreront dans la tourmente de pré-faillites.

Elles seront certainement dans une situation catastrophique et ne seront pas sûrement à l’avantage de l’administration des douanes, chute libre des recettes fiscales à Nouadhibou, et la cerise sur le gâteau, augmentation vertigineuse de la délinquance dans la capitale économique du pays.

Si ce scénario catastrophique, fruit d’une opération de destruction massive de notre industrie de pêche, ce sera la fin des efforts de développement des projets de la zone franche et la victoire des grands chalutiers étrangers qui vont profiter de l’abondance de ces poissons……comme dans le passé, pas lointain lorsque nous étions incapables de savoir d’où nous provenait cette odeur de farine de poissons qui polluait l’atmosphère de NDB.

Et cela personne ne doit le cautionner. Le Président de la République doit le savoir.

Mamadou Gueye dit MG

via cridem

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