Béchir Fall à propos de la tenue des états généraux de l’éducation. …Il suffit de méditer l’exemple de la Suisse

Peut être une image de une personne ou plus, personnes assises et intérieurLa tenue des états généraux de l’éducation ,avec la présence du chef de l’Etat pour donner un cachet spécial à l’événement.
Des témoignages qui nous parviennent ne nous donnent pas beaucoup d’espoir. Ces états généraux seraient plus ceux de la problématique des langues. En toile de fond, ils se réduiraient, semble-t-il, à faire le procès du français et des langues nationales au profit de l’arabe qui devra se généraliser wou teuwv.
Et ainsi certains se frotteront les mains pour affirmer que tous les problèmes de l’éducation sont résolus.
Samba Thiam, invité en qualité de chef de parti alors que le sien n’est pas reconnu, avoue s’être perdu au Palais des congrès. Et déclare n’avoir pas trouvé avec qui débattre des langues nationales, les ateliers étant majoritairement tenus par des jeunes filles dit-il, qui ne parlent qu’une seule langue. Nous espérons avoir résumé fidèlement son point de vue. Au bout du compte, il s’est ravisé et a mis fin à sa participation.
Un rappel à propos des langues. Faisons de l’histoire ou de la géographie comparées. La petite Suisse peuplé de 8,8 millions d’habitants produit plus de 18 000 publications scientifiques par an, tandis que la vingtaine des pays arabes, avec 430 millions d’habitants, en produisent 13 500 chaque année. Et l’on retrouve les plus dynamiques de ces pays arabes que sont des pays bilingues comme la Tunisie et le Maroc dont les scientifiques sont plutôt francophones.
De quoi tempérer l’ardeur de nos arabophiles. Alors demandons-nous quelle est la particularité linguistique de la Suisse, un des pays les plus avancé au monde ? C’est un des rares pays trilingue où cohabitent trois langues officielles. Je précise bien trois langues officielles qui ont un statut identique. L’Allemand avec 64 % de locuteurs, le français avec 23% de locuteurs et l’italien 8% de locuteurs. Pas de problème de majorité ou de minorités. Et la Suisse ne s’en porte pas mal non plus. Elle est d’une solidité institutionnelle sans égale. Et pourrait être un parfait exemple pour certains pays absorbés par un débat sans fin sur les langues.
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