L’Espagne extrade un blogueur Polisario vers le Maroc

Divers journaux internationaux ont confirmé que l’Espagne a remis hier mardi à son voisin le Royaume du Maroc un Sahraoui connu sur les réseaux sociaux pour ses tweets en faveur de la thèse du Front Polisario.

Ces sources ont confirmé que le nommé Faisal Al-Bahlul, connu sur les sites de communication sous le nom de « Boukhanouna », est arrivé au Maroc à bord d’un avion privé espagnol.

Bahlul est connu pour son soutien explicite au Front Polisario à l’étranger.  Les autorités marocaines l’accusent d’inciter à la commission de « crimes terroristes » à l’intérieur du royaume.

Des sites de médias marocains ont rapporté que la Brigade nationale de police judiciaire a arrêté l’accusé à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, immédiatement après son arrivée via un vol en provenance de l’aéroport de Madrid Barjas en Espagne.

Les services de police de Casablanca ont ouvert une enquête à l’endroit de Boukhanouna, pour son implication dans les événements de Gdeim Izik, en plus de l’incitation permanente à commettre des actes terroristes contre le Royaume et ses intérêts à l’étranger.

Il est prévu qu’il soit présenté au Parquet chargé des crimes de terrorisme et d’extrémisme à Rabat, dès que l’enquête préliminaire sera terminée.

Les événements du camp de Gdeim Izik remontent au 10 octobre 2010, lorsqu’un groupe d’habitants d’El-Ayoun, la plus grande métropole du sud du Maroc, avait installé des tentes dans sa banlieue pour faire pression sur les autorités locales afin qu’elles répondent aux demandes sociales.

Les autorités marocaines ont accusé le Front Polisario, qui réclame la sécession du Maroc, d’utiliser l’affaire pour embarrasser le Royaume à l’occasion de la visite du Secrétaire général des Nations Unies au Maroc le 16 octobre 2010, ainsi que la visite de son Envoyé spécial Christopher Ross au Sahara.

Le 8 novembre 2010, les autorités ont démantelé le camp « Gdeim Izik » après des affrontements entre les deux parties, qui se sont soldés par la mort de 11 membres des forces publiques marocaines, tandis que le nombre de  blessés de gravité variable a atteint 4 civils  et 70 membres des forces publiques.

En 2017, la justice a prononcé des peines de prison contre 23 Sahraouis accusés d’avoir tué des agents de sécurité, allant de 20 ans à la perpétuité.

Faisal Bahloul fait partie des personnes recherchées dans cette affaire, et il est originaire de la tribu « Ait Musa Aouali » dans la région de Labiar, dans la région de Guelmim, selon le site internet marocain « Al-Amq ».

Il est accusé d’avoir été impliqué dans le meurtre d’un membre de la gendarmerie royale lors de ces événements, après quoi il s’est enfui en Espagne, jusqu’à son arrestation le 31 mars, lors d’une opération de sécurité au Pays basque.

Dans un communiqué à l’époque, la police espagnole avait déclaré que Faysal Bahloul était « très extrémiste et utilisait des fichiers personnels sur les réseaux sociaux pour inciter à la mise en œuvre d’actes terroristes contre des individus et des institutions marocains en Espagne et à l’étranger »

Anbaa.info – Agences – Iram

Source : https://anbaa.info/?p=68435

Traduit par adrar info

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