L’artiste mauritanienne dont les chansons ont été inscrites dans les programmes scolaires canadiens et à l’école de musique de Marseille

Al-Maalouma Mint Al-Meidah, la chanteuse des sables, est née en 1960 à Mederdra, plus précisément dans le village Charat, dans une famille artistique distinguée.

Dès son plus jeune âge, elle apprend à jouer et à chanter auprès de son père, Mokhtar Ould  Al-Meidah, qui l’encourage plus tard à avoir sa propre empreinte, qu’elle lance au début de sa carrière artistique.

Sa carrière internationale débute avec son premier album, Sahara Aden, produit par la société « Chinachi » aux États-Unis d’Amérique, en 1998.

Sur le plan arabe, elle fait sa première apparition au Théâtre de Carthage en 1988, avec sa célèbre chanson « Habibi Habeitou ».

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Ses tournées internationales se poursuivent par la suite, dans plusieurs pays de différents continents.

Al Maaloma est célèbre pour avoir écrit ses chansons distinguées, avec une touche au-delà du style musical et poétique classique , car elle a adopté  la  musique traditionnelle  comme esprit de la créativité contemporaine mais en accord avec le goût d’aujourd’hui.

Cette tendance est évidente, depuis la sortie de son premier album.

Al Maalouma a chanté  des dizaines de chansons politiques et patriotiques, en plus  de ses quatre albums sortis successivement : Sahara Aden  1998, Dounia 2003, Nour 2007 et enfin Knou en 2014, avec lequel elle reprend sa carrière après une interruption de sept ans, due à ses préoccupations politiques.

Al Maaloma a commencé sa carrière politique au début des années 1990 . En 2007, elle s’est présentée au Sénat mauritanien pour le compte du parti du Rassemblement des Forces démocratiques (RFD) , et a remporté  l’élection avec seulement six femmes membres, sur un total de 56 sièges.
L’année du coup d’État de 2008,  ses enregistrements musicaux ont été confisqués et interdits .
 Al Maalouma était connue pour ses positions politiques cohérentes et sa lutte pour les droits des femmes et des groupes marginalisés.
Elle a également lutté pour préserver le patrimoine musical du pays, et a exigé de l’État de créer des institutions et instituts musicaux afin de promouvoir le patrimoine musical du pays .
Ce sur quoi elle a insisté plus tard, en créant sa propre institution culturelle :Fondation Al Maalouma pour la Préservation et la Promotion du patrimoine musical national. »
La fondation vise à protéger les racines musicales arabes , africaines et berbères  dans tout le pays (Mauritanie) ,  en les collectant,  répertoriant ,sauvegardant et en les mettant à disposition pour plusieurs usages, dont l’éducation nationale .
En plus de ses  activités   artistique, politique et culturelle, l’Union internationale pour la conservation de la nature  l’a sélectionnée en 2011, comme ambassadrice de bonne volonté pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, dans le but de sensibiliser aux problèmes environnementaux pour que  leur soit apportées des solutions durables.
En 2012, Al Maalouma  a chanté  lors d’un concert organisé par  la conférence de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur l’île de Jeju, en Corée du Sud.
Elle a également chanté sur des théâtres internationaux et a été honorée en 2003 au Festival de musique mixte en France puis  a été choisie comme l’artiste de l’année et surnommée la  chanteuse des sables.
La même année, elle a été choisie par le jury du World Music Fair WOMEX à Séville, en Espagne, comme « artiste émérite ».
L’écrivain et musicien britannique Charlie Gillett l’a incluse dans sa collection Anywhere On This Road, car il l’a sélectionnée dans  sa liste 2005 des « Voix préférées du monde » de la BBC.
Elle a également été nominée pour le BBC Radio 3 World Award ,pour le Moyen-Orient et l’Afrique centrale 2008 ,aux côtés de l’artiste Rachid Taha et du groupe Nass El Ghiwane.
Al Maalouma  a reçu plusieurs décorations locales et internationales, dont la Légion d’honneur, un titre de chevalier de l’ambassadeur de France Hervé Besancino, au nom du président Nicolas Sarkozy.
En janvier 2015,elle a reçu le prix International la femme courageuse mondiale .
Sa chanson « Min Minna » a été incluse dans les programmes scolaires  canadien, le monde contemporain, p.37.
Sa chanson « Noor » a également été incluse dans le programme éducatif de l’École de musique de Marseille/France.
En 2005, Al Maalouma a produit un film documentaire intitulé « Al Maalouma , la chanteuse des sables », qui a remporté le Prix du meilleur documentaire au Festival international du film biologique de Dakar, et le Prix d’excellence du Festival international des programmes de musique visuelle 2007, à Biarritz en  France.
Source : Page FB de Al Maalouma Al Meidah
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