Assainissement à la Snim : Un goût d’inachevé! | Mauriweb

Assainissement à la Snim : Un goût d’inachevé! | MauriwebLes vieilles habitudes ont la vie dure. C’est nécessairement vrai à la Snim où malgré la chasse aux lobbies tentaculaires dans l’entreprise, des poches de résistance à l’assainissement restent entières.La société nationale industrielle et minière (Snim) est depuis quelques années au centre de clans maffiosi qui ont failli en anéantir et le statut et le rôle au sein de l’économie nationale. Entre mauvaise gouvernance, détournements de ses deniers, la Snim était assujettie à une mise en coupes réglées par certains de ses cadres véreux qui y ont fait fortunes, sans être inquiétés le moins du monde.

Juin dernier, nous nous félicitions déjà de la volonté affichée par le nouveau ADG de l’entreprise Mohamed Fall Telmidi pour sa volonté de redresser le navire qui prenait l’eau d’un peu partout. Une mission, sans doute difficile, mais exaltante pour qui voudrait sauver un levier et pilier important de l’économie nationale.

Attendu sur le registre de changements et rajeunissement des cadres de l’entreprise, le nouveau ADG a tout d’abord semblé prendre le taureau par la queue.

Néanmoins, il a inauguré la fin de pratiques douteuses au sein de la commission des investissements où l’affairisme toutes ces années durant a fini par se substituer à la transparence. Même intentions allouées à l’ADG s’agissant de son épine commerciale dans le bureau parisien de la Snim. Mais la cascade s’est encore poursuivie avec les changements opérés au sein de certains services et départements au siège d’exploitation à Zouerate et même de ses filiales comme la Samia ou encore la Somasert.

Mais ces changements mettant en orbite de jeunes cadres ne peuvent occulter les survivances de l’ancien panier à crabes. Il en est ainsi de la direction du chemin de fer et du port dont le nouveau patron serait le cousin de son prédécesseur ce qui pour des observateurs pourrait entraver la volonté de l’ADG d’assainir véritablement ce département des mauvaises pratiques qui le gangrenaient. De mauvaises langues prétendent même que la nomination d’un cousin à la place du premier locataire est le meilleur parapluie pour maintenir un juteux manège. Idem pour les usines Guelbs dont l’ancien directeur affecté à ATTM se trouverait aussi dans la situation mais à un degré moindre.

Enfin, si l’ADG souhaite véritablement remettre la Snim sur rails, il lui faudra sans doute restaurer les anciennes procédures de gestion héritées de la Miferma. Des procédures qui ont fait les belles années de la Snim et qui l’avaient prémunie contre les détournements et la mauvaise gestion de son portefeuille.

A bon entendeur, salut !

JD

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