Les défaites qui s’accumulent traduisent un échec cuisant de notre football. Parlons-en !

Peut être une image de 1 personneLe parcours de notre équipe nationale (3 défaites, un nul) au titre des qualifications du mondial ne suscite pas de commentaire à la mesure de l’enjeu.
Le football étant une discipline sportive reflétant une bonne image des pays, il paraît logique que nos citoyens s’y intéressent. Or l’échec plutôt cuisant de l’équipe nationale doit être décrié et les responsabilités collectives dégagées. Le limogeage de Martins ne suffit pas. C’est l’arbre qui cache la forêt. Il ne doit pas seul payer.
D’aucuns tissent des lauriers à l’actuel président de la fédération pour chanter ses succès. J’aimerais bien savoir lesquels. Notre pays ne s’est jamais distingué dans une compétition sous la gouvernance de l’actuel président. Qu’il ait pu accéder à un poste de 2ème vice-président est un succès pour lui. Mais n’a aucun effet sur l’équipe nationale. Au contraire, celle-ci semble décliner plutôt depuis cet évènement.
La ‘Mohamed Yahyamania » a trop duré et le sentiment d’impunité générale qui nous caractérise doit prendre fin. N’oublions surtout pas que sa principale fonction est président de la fédération de football. Il est, à ce titre, tenu à des obligations de résultats. En d’autres termes, faire figurer le football de notre pays dans une position honorable. On en est loin. Les derniers résultats sont mêmes affligeants. Et sa responsabilité est pleine et entière. Il faut que ses soutiens comprennent qu’il ne jouit d’aucune immunité à son poste.
Par conséquent, comme partout, il faudrait formuler toutes les hypothèses possibles. Soit souhaiter qu’il tire les leçons de ce cuisant échec et démissionne pour que les sportifs envisagent de préparer une nouvelle équipe de dirigeants prêts à lui succéder avec une mission et des objectifs précis, des compétences ignorées existent sûrement. Soit, s’il ne démissionne pas, hypothèse la plus plausible, convoquer des états généraux du football limités dans le temps (4 à 6 semaines) afin d’envisager des réformes profondes sur lesquelles bâtir un nouveau contrat-programme entre l’État et la fédération conditionnant ainsi son soutien.
Une dernière remarque m’apparait essentielle. Elle devrait constituer une condition préalable s’imposant à la fédération et n’admettant aucune dérogation. S’agissant du choix du futur entraîneur, il ne doit plus être un expatrié en provenance d’autres continents. Sait-on que les deux meilleures équipes africaines depuis quelques années, sont l’Algérie et le Sénégal. Mais beaucoup semblent oublier qu’ils sont entraînés par des nationaux. Belmadi, algérien pour l’Algérie et Aliou Cisse, sénégalais pour le Sénégal.
Dans ces conditions, pourquoi se compliquer la tâche et payer un européen, dix fois plus cher qu’un mauritanien, qui plus est n’a jamais accepté de résider en permanence en Mauritanie. On devrait cependant ne pas fermer la porte à un très bon sélectionneur africain, si un mauritanien ne s’impose pas, encadré de techniciens nationaux de haut niveau pour préparer le futur et disposer d’excellents encadreurs mauritaniens.
De la part d’un observateur (très) indépendant, ne soutenant personne, n’étant opposé à personne et totalement désintéressé des instances sportives nationales depuis plus de 30 ans. Ne pas réagir à ces prestations humiliantes de l’équipe nationale aurait été pour moi faire preuve d’irresponsabilité.

Béchir Fall

(juriste)

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