Vidéo. Maures de Mauritanie: à la découverte du lien fusionnel entre nomades et chameaux

Vidéo. Maures de Mauritanie: à la découverte du lien fusionnel entre nomades et chameauxLe360 Afrique – Du Sahara marocain aux confins du Sahel, le chameau occupe une place essentielle dans la vie quotidienne. Témoignages en Mauritanie, avec cette plongée dans l’univers des chameliers de la périphérie de Nouakchott…

Chez les Maures, Touaregs et autres peuples des vastes étendues désertiques qui s’étendent du Sahara marocain aux confins du Sahel, le chameau est plus qu’un animal spécial: il représente un véritable compagnon de vie.

Résistant, prodigue, généreux et coriace, il assure des tâches multiples. Les chamelles offrent un lait proche de celui qui est tiré du sein maternel.

Le chameau permet le transport sur de longues distances, joue un rôle d’outil de communication, procure de la viande, jouant ainsi, à sa fin de vie, une partition irremplaçable dans l’alimentation des communautés d’éleveurs de l’ensemble de la région sahélo-saharienne.

De cet animal endurant, omniprésent dans la vie du prophète de l’Islam, cité dans bien des poèmes hassanis, Hassan Taleb, le président du Groupement national des organisations sylvo-agroastorales (GNAP) explique simplement que ce lien fusionnel entre le chameau et le nomade, «c’est la brousse».

Ainsi, pour lui, «le meilleur pâturage pour le dromadaire de Mauritanie se situe entre ciel et terre. Le dromadaire est un animal de brousse. C’est le plus nomade de tout le bétail».

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Selon le président du GNAP, les chamelles donnent du lait, et elles et leur congénères mâles remplissent aussi cette fonction non négligeable «de meilleur moyen de transport avant la découverte des voitures et des avions»… Sans compter leur viande, très appréciée des communautés de ces régions désertiques.

Cette idée d’un lien fusionnel entre nomade et chameau apparaît aussi dans le discours et le vécu de Mohamed Mahmoud, un berger, originaire de l’extrême sud-ouest mauritanien, dans la région du Trarza.

«Je suis berger, et je garde des chameaux depuis ma plus tendre enfance. Cet animal donne du lait, de la viande, assure nos déplacements… Toute notre vie tourne autour du chameau, qui est un élément capital de notre culture et de notre tradition».

Un recensement réalisé en 2001, et relayé par la Banque mondiale, estimait les têtes de ce vaste cheptel en Mauritanie à quelque 4,5 millions. Un nombre nettement supérieur à celui de la population du pays à cette même époque…

Par Le360 Afrique – Afp

Via Cridem

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