Le fameux dossier de la décennie s’éternise dans sa phase d’instruction et ne semble concerner qu’une seule personne.

Peut être une image de 1 personneIl existe deux types de dirigeants d’Etat. Ceux qui sont 24/24 au service de leurs concitoyens, préservent le patrimoine et les deniers publics en améliorant sans cesse les services publics.
Ils se trouvent, dans la plupart des cas, dans les pays occidentaux. La seconde catégorie opte pour une démarche très personnelle, voire égocentrique. Ils se servent d’abord sans parcimonie et ne travaillent que pour leurs proches. Ils pillent, baîllonnent, appauvrissent et affament sans état d’âme leurs concitoyens. Ils discriminent tout le temps des citoyens d’autres communautés. Ces derniers dirigeants foisonnent dans les pays du Sud. Et notre pays, depuis des décennies, ne connaît quasiment que cette dernière catégorie. Ce paragraphe m’a été inspiré par le commentaire d’un ami dans une autre publication.
Après avoir été diverti par les commentaires sur l’épiphénomène de l’exposition de Dubai, pourrait-on se rappeler le fameux dossier de la décennie qui, le moins qu’on puisse dire, s’éternise dans sa phase d’instruction et ne semble concerner qu’une seule personne. Or les inculpations mettent en cause une douzaine d’autres personnes.
Dans une publication récente sur cridem, j’avais insisté sur la responsabilité personnelle et constitutionnelle des premiers ministres tenus de veiller au respect et à l’application des lois et règlements.
Même si comparaison n’est pas forcément raison, on peut rappeler le cas de la traque des hommes politiques corrompus en Algérie. Débutée à fin avril 2019, la procédure pénale regroupant les trois étapes (enquête préliminaire, instruction, jugement) a duré moins de 7 mois et demi. En effet, dès le 12 décembre de la même année, des condamnations très lourdes étaient tombées. Deux anciens PM ont écopé de 15 et 12 ans de réclusion criminelle. Des ministres et dirigeants d’entreprise ont aussi été condamnés à des peines d’emprisonnement.
S’agissant de la procédure pénale chez nous, elle a débuté le 1er Août 2020. Elle est toujours en cours et dure déjà plus de 14 mois. Nous sommes toujours à l’étape de l’instruction. Cette phase de la procédure est par définition la plus secrète et se passe entre quatre murs dans les bureaux des juges d’instruction, à l’abri des regards et de la presse. Elle se conclut par des ordonnances de non-lieu et/ou de renvoi des inculpés devant une juridiction de jugement chargée de condamner ou relaxer des délinquants.
(juriste)
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