Nouakchott : voilà comment des jeunes cadres mauritaniens détournent les fonds de la Banque Mondiale…

Nouakchott : voilà comment des jeunes cadres mauritaniens détournent les fonds de la Banque Mondiale…Dans cette affaire d’escroquerie en bande organisée, il y a quatre victimes : d’abord l’homme dont le travail est au centre de cette escroquerie, l’Etat mauritanien qui a créé cette agence en la confiant à des jeunes, la banque mondiale et le peuple mauritanien puisqu’il est le contribuable souverain à l’origine des fonds via l’Etat et des dettes via la banque mondiale.

Je connais personnellement quasiment tous les intervenants dans cette affaire que j’ai suivie depuis le début et j’ai vu tous les documents qui prouvent ce que je vais esquisser. J’aurais pu appeler un à un les responsables de cette affaire économiquement et humainement criminelle même si les fonds sont relativement modestes mais cette histoire est si crapuleuse que j’ai préféré ne pas les appeler.

J’ai conseillé à la principale victime de dire aux responsables que s’ils ne règlent pas l’affaire à l’amiable il n’a qu’à prendre un avocat et rendre l’affaire publique. Le scandale coûterait cher aux responsables car si le président de la république fait confiance à des jeunes ce n’est pas pour qu’ils se mettent à leur âge à renouveler les pratiques des régimes précédents qui ont mis ce pays à genoux surtout qu’ils sont bien payés avec tous les avantages liés à leurs fonctions dont le moindre pour la directrice générale est une voiture qui vaut autour de 20 millions MRO et qui serait actuellement louée à 50.000 mro par jour au lieu d’être achetée…

Voilà bientôt un mois que je demande à la victime principale de me donner l’autorisation de faire éclater l’affaire avec les noms des principaux responsables de l’agence en publiant les documents mais il ne veut pas encore. Il croyait jusqu’à présent qu’après avoir volé son travail et l’avoir ensuite facturé à prix d’or à la banque mondiale, ils allaient lui faire un contrat de travail mais hier il m’a dit qu’après avoir essayé de raisonner celle qu’il croyait être son amie, la directrice générale l’a chassé «  comme un chien » , c’est son expression. Elle lui a demandé de lui faire une facture de son travail et de quitter les lieux.  Il est vrai que s’il facture son travail au prix qu’il demande, l’escroquerie dont nous allons parler reste juteuse et scandaleuse…

L’histoire est simple : la directrice générale en prenant ses fonctions a mis dans un coin un infographe, le meilleur de Nouakchott qui travaillait avec elle de temps en temps comme il le fait avec mille autres personnes. Il est à l’origine de bien des logos, chartes graphiques, campagnes publicitaires de banques, d’organisations internationales, de célèbres ONG, de divers ministères sans jamais que le nom de sa société n’apparaisse dans les contrats car ceux qui les gagnent viennent à lui pour faire le travail.

A ce jour, à cette heure, voilà 3 mois que ce brave négro-mauritanien travaille au noir. Si ces jeunes, sous la responsabilité de la directrice générale de l’agence, lui ont fait un coup pareil c’est qu’ils se disent qu’il est très bas dans l’échelle des rapports au pouvoir pour se défendre et être entendu et ils ont les moyens de bricoler quelques formules pour justifier leur forfait. Ce qu’ils ne savent pas c’est que c’est l’ami de Vlane et à ce titre comme je l’ai fait gratuitement pendant 15 ans pour mille personnes et mille autres causes, je ne peux pas laisser passer une injustice pareille…

Voilà l’histoire : en travaillant au noir pour l’agence, l’infographe a créé le logo et l’identité visuelle de l’agence. J’ai suivi son travail du début à la fin. Au lieu de lui faire un contrat de travail ou au moins payer ce travail comme consultant, ils ont décidé de se servir de son travail pour détourner des fonds de la banque mondiale en l’humiliant sachant qu’il n’aurait aucun moyen de se défendre face à eux : un crime presque parfait…

Voilà comment : pour respecter les formes administratives, ils ont signifié sur beta.mr au rayon d’appel d’offres, qu’ils recherchaient un consultant pour réaliser une identité visuelle de l’agence. 4 sociétés ont répondu à l’appel d’offre dont celle de l’infographe clandestin de l’agence qui a cru innocemment que ce cinema allait permettre d’officialiser son mérite. Le courrier des sousmissionnaires a atterri à Nouadhibou alors que l’agence est à Nouakchott car une structure là-bas est habilitée à travailler avec l’agence. Ainsi le responsable à Nouadhibou est maître des finances ; il faut sa signature avec celle de la directrice générale pour débloquer des fonds.

Au bout de quelques jours, le responsable à Nouadhibou a envoyé aux 4 sociétés le résultat technique après avoir étudié les offres. A la grande surprise de l’infographe de l’agence, il n’a pas gagné le marché ; en plus le responsable de Nouadhibou a estimé que son travail est le plus mauvais et l’a classé dernier des quatre !

L’infographe a accepté en croyant qu’ils allaient apporter des changements à son travail et lui donner un dédommagement. Eh bien figurez-vous que le logo officiel qui a même été envoyé à Tokyo est celui de cet infographe pourtant classé dernier par le responsable à Nouadhibou.

Voilà le crime : l’infographe avait répondu à l’appel d’offre en estimant son travail à 3 millions MRO. Le marché a été attribué par le responsable de Nouadhibou à une autre agence pour 13,5 millions MRO sans que cette agence ne fasse le moindre travail ! La directrice générale a organisé une réunion entre l’agence qui a remporté le marché et l’infographe qui a fait le travail. Les responsables de l’agence choisie ont estimé qu’ils n’ont rien à dire face au travail parfait de l’infographe.  Quand ensuite  l’infographe est allé se plaindre auprès  la directrice générale de ces pratiques car même si elle n’a certainement pas gagné un sou, elle a cautionné cette escroquerie, elle lui a dit de laisser tranquille le monsieur de Nouadhibou car ce sont des fonds de la banque mondiale !

Pendant bientôt deux mois l’infographe a tout fait pour raisonner la directrice générale vu que c’est son travail qui est à l’origine du logo officiel de l’agence ainsi que toute l’identité visuelle présentée officiellement par l’agence, l’infographe demandait juste que ceux qui ont gagné 13,5 millions sans rien faire lui donnent au moins les 3 millions qu’il avait proposés pour ce travail dont l’agence profite ou qu’on lui fasse au moins un contrat de travail.

A cette heure, il n’a rien eu sinon des humiliations et hier la directrice générale, qui en avait assez de ses plaintes, l’a chassé comme un chien selon son expression. Je lui ai conseillé non seulement de faire éclater l’affaire avec tous les documents en sa possession, de ne pas donner les codes des comptes des réseaux sociaux de l’agence qu’il gère encore à cette heure et de prendre un avocat pour récupérer non pas 3 millions mais 13,5 millions facturés à la banque mondiale vu que c’est cela désormais la valeur de son travail.

J’invite les responsables de cette affaire inhumaine et économiquement criminelle à lui payer au moins ses 3 millions et classons l’affaire…

VLANE A.O.S.A

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