Grosse tare de nos dirigeants politiques en Mauritanie : cette paresse dans la lecture

Paresseux images vectorielles, Paresseux vecteurs libres de droits |  DepositphotosUne des plus grosses tares de nos dirigeants politiques en Mauritanie est cette paresse dans la lecture qui, à mon avis, plombe leur capacité de maîtrise des grands dossiers et corrélativement la possibilité d’opérer de bonnes synthèses.
Je m’en suis déjà rendu compte dans un passé récent avec un ami qui exerçait des responsabilités à un niveau élevé. Je ne citerai pas de noms bien sûr. Mais l’aveu du chef de l’État en direct face à France 24 affirmant n’avoir pas lu le rapprt de la commission d’enquête parlementaire est suffisant pour attester cette tendance à sous-estimer l’importance de la lecture.
Pour me résumer, soyons rassurés que nos responsables politiques ne sont pas de grands lecteurs. La lecture s’apprend depuis le jeune âge. Elle est éminemment formatrice. Il n’existe pas de savoir, à distinguer du savoir-faire, sans une grande volonté de lire quasiment tout ce qui passe par la main. Très souvent des revues spécialisées. Une presse d’analyse et de documentation réputée. Des ouvrages d’illustres écrivains. Des essais ou des nouvelles, peu importe. Voire, pour les plus futés d’entre nous, de grands classiques de la littérature mondiale.
En Mauritanie, nous préférons rester dans l’oralité. C’est la solution de facilité. Et par conséquent, de futilité. Ayons l’habitude d’échanger par écrit, on en garde des traces. Justement, il faut féliciter le parlement d’avoir rédigé un rapport d’une grande qualité mettant en évidence les nombreuses carences de notre administration lors de la décennie précédente grâce à l’appui d’experts chevronnés. Nous avons justement, à travers ce chef d’oeuvre juridico-administratif, la preuve que nous devons fermement nous attacher à l’écrit et forcément à une lecture apaisante et fructueuse.
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