Le président Gazouany sort de son silence dans une interview avec « Jeune Afrique »

Le président Gazouany sort de son silence dans une interview avec « Jeune Afrique »Le président de la République Mohamed ould Cheikh Ghazouani dans une interview à Jeune Afrique publié ce jeudi 29 juillet sort de son long silence face aux grands problèmes de l’heure tant sur le plan national qu’international.Sur une question se rapportant au dialogue avec l’opposition le président Gazouany a dit que le pays n’est pas en situation de crise pour que l’ouverture d’un dialogue national soit nécessaire.

“Nous sommes ouverts à l’opposition et à la société civile. Il est possible que nous ayons des visions et des programmes différents, mais nous nous rencontrons pour entendre les points de vue” déclare Ghazouani.

Il a souligné qu’au lieu de dialoguer, nous allons organiser des concertations qui, nous espérons, donneront des résultats positifs, pour l’intérêt de la nation. Sur le retour de l’ancien président Maawiya, Ghazouani a déclaré qu’il n’a jamais parlé avec le Qatar du retour d’Ould Taya en Mauritanie, et la décision d’y rester est due à son désir personnel et quand il décidera d’y retourner, il reviendra assurément.

Sur le retour de Bouamatou, Ould Ghazwani a souligné dès que la justice a annulé le mémorandum de suivi contre Mohamed Ould Bouamatou et Mustafa Ould Imam Shafi, il est devenu naturel pour eux de retourner dans leur pays et ils vivent actuellement en tant que citoyens jouissant de liberté d’expression et de mouvement.

Sur son deuxième mandat, le président a déclaré le débat là-dessus prématuré, estimant que cela créerait une atmosphère propice à une campagne électorale inopportune. Ajoutant “Lorsque j’annoncerai ma candidature, cela créera une atmosphère de campagne électorale, au lieu d’une atmosphère de travail”.

Sur l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz qui est actuellement en prison, le président mauritanien déclare que “la séparation des pouvoirs ne me permet pas de parler de ce dossier”. Sur la question s’il croit personnellement qu’Ould Abdel Aziz est coupable, le président a répondu “je ne suis pas un juge pour dire s’il est coupable ou non”.

Ould Al-Ghazwani a évoqué d’autres dossiers des Affaires étrangères, tels que le retour des relations avec le Qatar et les relations avec le Maroc et l’Algérie, affirmant que la raison du retour des relations entre la Mauritanie et le Qatar est qu’ils ont décidé de rétablir les relations bilatérales entre eux. , et cela a été fait d’une manière très simple.

Quant aux relations avec le Maroc et l’Algérie, a déclaré Ould El-Ghazouani, il a qualifié la relation avec le Royaume du Maroc d’exemplaire, notant qu’il s’est entretenu à plusieurs reprises avec le roi du Maroc Mohammed VI, et qu’il a échangé avec lui une invitation à visiter ses deux pays.

Ould El-Ghazouani a attribué la qualité des relations avec le Maroc et l’Algérie à l’adoption par la Mauritanie d’une “position neutre positive” sur la question du Sahara occidental, qui peut lui permettre d’essayer de rapprocher les parties. Le journal a interrogé Ould Ghazouani sur la nomination d’Amal Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dans le dernier amendement du gouvernement, au poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’il s’agissait d’un message amical envers la famille de l’ancien président après avoir contribué à son éviction en 2008.

Ould Al-Ghazwani a répondu qu’il n’aimait pas parler de ceux qui ne font plus partie de nous ici-bas, soulignant que même s’il y avait parfois des points de vue divergents entre lui et ould Cheikh Abdullah, il lui gardait un estime et une grande considération.

Commentant la nomination de la fille de Cheikh Abdallah, il a ajouté : « Il faut y voir un message aux femmes, ou un message aux jeunes. Nous ne nommons pas une personne parce que son père était un ancien président, mais parce que nous pensons qu’elle possède les qualifications requises.”

En réponse à une question sur la possibilité de reprendre les relations avec Israël, Ould Ghazouani a déclaré : Israel doit d’abord reconnaître la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Ould Ghazouani a souligné que “le peuple palestinien doit recouvrer son droit à l’indépendance et à l’établissement de son État souverain”
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