La sacralisation de la personne du chef de l’État / Par Nana Mohamed Laghdaf

Le délit d’offense au Président de la République supprimé depuis des années en Europe et en droit français, lequel constitue notre source d’inspiration majeure en droit public est proposé par le gouvernement à l’assemblée nationale dans un texte qui élève désormais le Président au statut de symbole de l’état au même titre que la foi, l’unité nationale, l’intégrité territoriale, le drapeau, l’hymne national etc.

Une première qui ouvre la voie à la sacralisation de la personne du chef de l’Etat et nous ramène l’esprit Sultanien déjà enfoui dans certains esprits, une idée qui ne demande qu’à faire surface.

Quels critères ont-ils pu présider à cette sacralisation pour le moins abusive ? L’élection au suffrage universel ? Beaucoup de personnes sont élues dans les mêmes conditions.

Je trouve dommage que dans un pays qui se trouve encore au stade de balbutiements de la démocratie, qui sort à peine de sacralisation coutumières de tout ordre qu’on en vienne à assimiler une personne, fut-elle à la tête de l’État, au même statut que les fondements moraux et matériels de celui-ci.

 

Nana Mohamed Laghdaf

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