Au président Ghazouani, à l’heure du départ…

Au président Ghazouani, à l’heure du départ…Excellence,

Celles et ceux qui suivent mes aventures avec votre entourage immédiat sans pouvoir déchiffrer le fond de l’histoire, pensent que c’est terminé. Pourtant, il n’en est rien. Il y a encore un mois, le 8 juin, une haute personnalité m’a encore convoqué avec un message de votre part.

Voilà 1 an qu’on me promène jour et nuit en votre nom.  Après notre entretien son excellence m’a assuré qu’il vous transmettra la teneur de nos échanges. J’espère qu’il vous aura au moins dit que je ne discute rien venant de vous et que votre parole sera le dernier mot que j’accepterai car l’essentiel pour moi est d’être connu de vous. Voilà un mois que l’émissaire a disparu, pourtant ce ne sont pas les occasions de vous parler qui manquent.

Il y a un an, ça lui prenait 2 ou 3 jours pour faire la navette de vous à moi mais depuis quelque temps curieusement, son excellence prend son temps et n’eussent été les relances amicales de hautes personnalités qui vous veulent du bien, il prendrait certainement plus de temps comme s’il ne prenait pas ses ordres chez vous mais chez un puissant personnage, votre homme de confiance par excellence, qui s’est déjà trompé à mon sujet et essaie certainement de se rattraper gentiment mais maladroitement car il lui reste probablement des séquelles de désinformation à mon sujet.

Malheureusement excellence, de sévères raisons familiales m’empêchent de continuer cette gymnastique avec votre entourage immédiat. 1 an de stériles discussions comme si j’étais un opposant à anesthésier, ça suffit et voilà 7 mois que je suis à Nouakchott à patienter sans le moindre résultat sinon mille petites humiliations dont je ne comprends toujours pas les motivations. Ils sont allés jusqu’à me promettre récemment une audience avec vous. Merci mais hélas pour des raisons familiales, je ne peux plus attendre, je dois retourner en Italie.

Je m’excuse donc auprès de vos émissaires de devoir fausser compagnie à leur prise d’otage qui ne semble avoir pour seule motivation que la torture psychologique jusqu’à ce que je perde mon sang-froid face à de pareils procédés et que je vous tienne pour unique responsable de ces acrobaties. Tout ça afin que devenu opposant mon comportement justifie le traitement qu’ils m’ont administré.

Malheureusement pour leur plan criminel qui consiste à transformer un allié en opposant juste par hassadité, le funeste effet escompté de mon côté n’est pas d’actualité et s’il devait l’être, je vous donnerais les raisons de vous dire respectueusement  » au revoir et merci  » et je me retirerais de toute activité politique jusqu’au prochain président.

Heureusement, je sais que vous n’êtes pour rien dans la tournure de mon aventure ni même vos collaborateurs si on devait donner raison au philosophe qui disait que nul n’est méchant volontairement. Vous êtes un président, vous avez des choses plus importantes à suivre que les histoires ubuesques que vos collaborateurs, par manque de discernement, fabriquent de toutes pièces en votre nom pour accabler un de vos soutiens qu’ils sont allés chercher alors qu’il ne demandait rien. Ces singuliers collaborateurs sont des gens sympathiques qui semblent être victimes d’une culture politique où l’humiliation et le chemin de croix semblent un bizutage inévitable pour avoir droit d’être pris en considération.

En ce qui me concerne, rien d’autre ne peut justifier ce qu’ils m’ont fait subir en votre nom et chaque fois que j’essaie d’en finir, un autre prend la relève pour me tirer avec du petit fil comme les grands prêcheurs font avec un espadon ; le tout en votre nom.

Au président Ghazouani, à l’heure du départ…Pour en finir avec tout ça, j’aimerais avant de partir avoir l’honneur de vous rencontrer quelques minutes non pas pour accabler votre entourage vu que c’est vous qui l’avez choisi, je ne vous apprendrais rien mais juste pour mettre un peu de réel après un an de mirages afin que l’on sache que je ne suis pas mal vu de vous. C’est l’essentiel.

Ensuite je tournerai la page de cette aventure avec vos collaborateurs sympathiques mais qui à mon sujet ont manqué de discernement peut-être à cause d’un service privé de renseignements défaillant quand il s’agit d’un citoyen inconnu de leur milieu. Alors le téléphone arabe prend le dessus avec les conséquences que l’on sait : 1 an de gymnastique à côté de la plaque.

Ces hommes ont beaucoup de qualités, certains craignent plus le directeur de cabinet que vous.  J’ai eu l’occasion de rencontrer de braves exécutants mais presque aucun homme d’Etat sinon chez de grands personnages inconnus du grand public qui vous veulent du bien et dont j’ai l’honneur d’avoir leur considération et parfois même leur amitié.

En attendant d’avoir l’insigne honneur de vous rencontrer inch’allah et malgré le sort insensé que votre entourage immédiat m’a réservé, je vous prie de croire en mon fidèle engagement pour la réussite de votre projet pour la Mauritanie tant que j’aurais des raisons objectives d’y croire.

Ahmed Ould Soueid Ahmed ( Vlane )

chezvlane
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