Ahmed Yedaly : Jusqu’où ira l’enfant de F’Dérick ?

L'interview complète de Sidi Ould Salem sur RFIPrenant conscience de son statut social (Hartani), il flirte avec la gauche dès son jeune âge et se « radicalise » au cours de ses études supérieures en France. La mode de l’époque, pour un jeune « Harnos » était de se démarquer de l’emprise de la féodalité, des « fachos » (nationaliste Arabes) et d’adhérer soit à ‘Ekhouk ‘, soit à ‘El Horr’, les premières organisations radicales Haratines.
Il y prend son bain, finit ses études et rejoint l’UFD, où il prend des responsabilités qui le feront passer au RFD lors de la création de celui-ci.
Sa fonction de professeur à l’Université de Nouakchott et son aura de leader de l’opposition le font passer dans la grille de recrutement du pouvoir de l’époque. Il s’y engage et occupe des fonctions de responsabilités, DG de la SOCOGIM, entre autre.
C’est le début d’une ascension, qui continue, et que certains lui envient, surtout quand il prend la direction de la campagne électorale (la dernière) de l’ex-président. Son repêchage et sa promotion (porte- parole du gouvernement), par le Président actuel, créa la surprise et la déception auprès d’une large frange de l’opinion publique. Il enfonça le clou en déclarant, publiquement, au lendemain de sa nomination, que « ce pouvoir est la parfaite continuation de celui qui l’a précédé ».
Ses nombreux détracteurs, tentent de la désarçonner en sortant deux casseroles qu’il trainerait : la mauvaise gestion de son Ministère, en particulier les Universités, et une affaire de licences pêche mal acquises. Rien n’y fait. Il assume et persiste.
A quoi doit-il la confiance du nouveau Président de la république, ce poids politique et cette considération symbolique au sein du gouvernement, qui le préparerait, en plus, à un important poste diplomatique au sein d’une organisation internationale ? A son courage physique, doublé d’un « culot » exceptionnel ? Au soutien de certaines franges (dormantes) de l’ensemble Haratines et de certaines notabilités Bidhanes du Nord ?
Sentant le poids du questionnement de l’opinion à son sujet, en particulier sa démarcation, de plus en plus nécessaire, par rapport l’ex-président et à son dossier en justice, il répond, hier, à sa façon, via RFI : « le Gouvernement n’est pas impliqué dans ce dossier. Tout citoyen est justiciable, fut-il ancien président ou ancien ministre. […] Il y’a une séparation des pouvoirs et à ce titre, chaque citoyen a le droit de se défendre. Nous, en tant que Gouvernement, nous veillons à ce que la justice soit indépendante et transparente. Ce dossier n’a jamais été l’objet d’un débat en Conseil des ministres et nous nous sentons complètement éloigner de ce dossier ».
Des propos qui se prêtent à toute lecture et qui restent fidèles à la méthode offensive que l’enfant de F’Dérick a toujours choisie pour se défendre ou se justifier.
Sidi nous prépare-t-il à une nouvelle dimension de ses ambitions politiques et sociales ?
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