À PROPOS DES FAITS DIVERS RÉCENTS RELATIFS AU DOSSIER JUDICIAIRE DE LA DERNIÈRE DÉCENNIE.

Ould Abdel Aziz parle de TasiastQuand on fait le solde définitif du compte du principal inculpé entre les chefs d’inculpation contenus dans le communiqué du parquet le concernant à savoir la corruption, le blanchiment, l’enrichissement illicite et les dissipations du patrimoine public et en face la privation de sa pension de retraite et autres saisies conservatoires de ses biens, on comprendra aisément qu’il existe un fossé abyssal entre ces deux situations.
Le perdant est bien évidemment le peuple mauritanien dont les deniers et biens publics sont présumés détournés ou spoliés et sont sans commune mesure avec les turpitudes des personnes qui pourraient en être les autrices.
Je remarque que l’intéressé a réussi son coup en termes de communication en parvenant à se passer pour une victime auprès d’une grande partie de nos concitoyens et le plus inquiétant parmi une partie de notre élite dont la mémoire semble ne retenir que l’instant présent. On a vite fait d’enterrer le rapport accablant de la commission d’enquête parlementaire et son impact sur l’impunité qui a toujours prévalu dans nos contrées.
L’élan d’espoir suscité par ce rapport, un exemple admirable du travail bien ficelé, a hélas perdu de sa rigueur et sa superbe dans sa longue traversée des dunes ensablées du désert judiciaire.
Un rappel m’apparaît nécessaire. La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce à travers ses représentants élus, autrement dit les parlementaires (article 2 de la constitution). Et les titres de la constitution relatifs au pouvoir législatif ainsi que les rapports entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif occupent des dizaines d’articles de la constitution. C’est dire le rôle prépondérant des parlementaires dans le fonctionnement des institutions de la République.
En revanche, le terme ancien ou ex président n’existe nulle part dans notre constitution. Celle-ci méconnaît un président dès l’instant où son mandat pour lequel il est élu prend fin. Il est dès lors illusoire de persister à croire qu’on est encore doté de droits et de pouvoirs inexistants et les invoquer à tort.
Nos parlementaires dépositaires de la souveraineté nationale méritent à cet égard respect et ne sont pas dans un rapport d’égal pouvoir avec un ancien président qui ne jouit d’aucune existence constitutionnelle. Encore moins d’une quelconque légitimité.
En conséquence, force doit toujours rester à l’esprit et la lettre de notre Constitution. Ainsi qu’aux lois de la République.
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