Le Wali du Tagant en tournée dans la Moughataa de Tidjikja Un discours à haute portée socioéconomique

Les cinq communes de la Moughataa de Tidjikja ont reçu la visite du Wali du Tagant Dr Moctar Ould Hende à la tête d’une forte délégation composée de ses proches collaborateurs (conseiller en charge des affaires politique et sociale, Hakem Mouçaid  et chefs d’arrondissement), les responsables sécuritaires et les chefs services régionaux.

Partout où il est passé, Dr Ould Hende, s’adressant aux fonctionnaires et autres agents de la fonction publique,  a réitéré,  à souhait,  l’obligation du respect des  horaires de travail mais aussi celle d’assurer un service public de qualité qui, selon lui, se définit par le triptyque : pérennité du service rendu, son accessibilité et sa bonne qualité.

Les fonctionnaires ont été également invités à faire preuve de sacrifice, de dépassement et de privilégier la concertation et le travail en groupe.

Le Wali s’est longuement prononcé sur la notion du correspondant pédagogique invitant le personnel enseignant à s’en approprier et à la mettre en application pour inverser les chiffres alarmants de la dernière étude faite par la GIZ au niveau du Tagant en matière d’éducation.

Les fonctionnaires des secteurs de l’éducation et de la santé pour l’essentiel,  ont profité de ces entrevues pour poser les problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien et qui ont pour noms : enclavement, retards de primes et absence de perspectives  claires et d’opportunités dans la gestion de leur carrière.

Par ailleurs, s’adressant aux populations au cours des réunions publiques qui leur sont réservées, le Wali a tenu,  à leur transmettre les mots de remerciement et de considération du Président de la République avant de leur délivrer le contenu de son discours qui, dans sa substance, évoque l’attention réservée par les pouvoirs publics aux préoccupations des populations  et les efforts inlassable visant à trouver des solutions pérennes aux problèmes d’eau, de santé,  d’éducation et d’amélioration des conditions alimentaires .

Le Wali s’est, également, appesanti sur la lancinante question de l’Environnement, un concept, selon lui, inconnu des mauritaniens qui d’ailleurs peinent à lui trouver un qualificatif.  Pour aider à mieux cerner cette notion d’Environnement, le Wali n’a pas hésité  à  la comparer à la peau qui couvre le corps humain. Cette peau qui doit être entretenue et dont la moindre écorchure  pourrait être préjudiciable. Selon lui, il en est de même de l’Environnement qui doit être préservé de toute action nuisible (coupe d’arbres, forages anarchiques  ect).  D’ailleurs, le Wali promet de faire face avec toute la rigueur de la loi aux éventuels contrevenants.

Il n’a pas manqué, ensuite, d’évoquer la notion du correspondant pédagogique,  invitant les parents d’élèves à y adhérer et à apporter leur soutien aux tuteurs en mettant à leur disposition les informations nécessaires pour une prise en charge efficaces des apprenants.

 

Le vécu des populations visitées

Toutefois, il est utile de faire une description plus ou moins fidèle du vécu réelle des populations visitées. Il s’agit pour l’essentiel de personnes dignes et  laborieuses  mais qui manquent de tout. Ce sont des populations qui vivent dans des zones enclavées et non viabilisées. Certaines populations manquent  même de l’essentiel : la lancinante question de pénurie  d’eau est revenue en boucle tout au long du périple du Wali et sa délégation.  Cette denrée précieuse est très rare, pousse  certains  (femmes et enfants en majorité)  à fouler plus de 15 Km pour s’en procurer.

La pauvreté se lit sur l’écrasante majorité des visages et dans certaines zones visitées  quelques signes de sous-alimentation sautent aux yeux.

Ces populations, surtout, celles qui habitent la zone dite Lowdiya connaissent un réel retard du fait de l’ignorance et  l’analphabétisme ambiants.  Cette partie de la commune de Boubacar Ben Amer qui aligne le taux de déperdition scolaire le plus élevé, gagnerait à figurer en bonne place dans le programme d’Education en  zones prioritaires (ZEP).

Très attentif par rapport à ces préoccupations, le Wali a promis de trouver des solutions à celles qui peuvent être réglées sur le plan régional et à transmettre avec suivi  à qui de droit les préoccupations dont les solutions se trouvent au niveau central.

La Passe de Laabda, un défi à relever

La tournée du Wali du Tagant au niveau de la Moughataa de Tidjikja a été marquée par un fait majeur, celui de la visite qu’il a réservé à la Passe de Laabda qui se trouve dans une zone frontalière entre le Tagant et l’Assaba. Des efforts titanesques sont déployés actuellement pour dompter la gigantesque colline et faire passer la route permettant de joindre la localité de Dahara (Assaba). Selon le maire d’Oudey Mejbour la construction de cette passe est un exploit qui permettra de raccourcir la distance et de gagner en durée.  «  Avant il fallait compter entre 6 heures et 7 heures avant de franchir la distance qui sépare Loudey (Tagant)  et Boumdeid (Assaba) alors qu’avec la réalisation de cette passe il faut juste 1 heure 45 mm pour la même distance.  Ce raccourci à de nombreuses implications positives pour ce qui est de l’évacuation des malades, le transport des personnes, des biens et des denrées alimentaires » renseigne le maire.

Notons que les travaux actuellement en cours au niveau de cette Passe, sont initiés par Hamd Zein Ould Khassoum le saint et le grand Marabout qui vit au Tagant dans la localité de Graav El Khair.

KS

 

 

 

 

 

 

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