La fête de la musique : Les artistes entre créativité et précarité !

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La fête de la musique est désormais devenue une festivité planétaire pour les artistes et pour les férus de la musique.Et la Mauritanie n’en demeure pas en reste depuis quelques années.Et pourtant les hommes de culture et les artistes mauritaniens ne mettent pas à profit cette fête pour se pencher sur les dures conditions de vie des artistes, qui ne cessent de tirer le diable par la queue :pas de sécurité sociale, pas de droits d’auteurs, …

Le 21 juin, c’est la fête de la musique ! Cette festivité musicale est dorénavant célébrée en terre islamique de Mauritanie depuis quelques années déjà. Autant dire que les artistes mauritaniens et les férus de la musique y ont complètement adhéré à cette idée, qui est venue d’un certain Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous la présidence de François Mitterrand, il y a 31 ans. L’intéressé est même surpris d’un tel succès de son idée. Comme en atteste cette déclaration : «Je ne m’attendais absolument pas à un tel succès de la célébration de la Fête de la musique à travers le monde !». Pour la célébration de la fête de la musique de cette année du jeudi 21 juin dernier, les responsables de l’IFM (Institut français de Mauritanie) n’ont pas lésiné sur les moyens mettant un programme alléchant d’un grand cocktail d’artistes mauritaniens : Deaf, Drum and dance, le lauréat d’Assalamalekoun, le groupe walfadjiri avec Mohamed Cheikh Ali et Cheikh Bakhan Ndiaye ainsi que Simon, un artiste rappeur sénégalais et animateur de télévision. Ce dernier n’a pas du tout caché sa joie après avoir clôturée la fête de la musique en ces termes : «Ce n’est pas la toute première fois que je foule le sol mauritanien. Je voudrais que dire au public mauritanien qu’il est le meilleur que je n’ai jamais rencontré. Parce que la joie que j’ai eue avec leur contact la nuit du jeudi 21 juin, je ne l’avais jamais ressentie dans ma vie d’artiste». Pourtant, Simon est un artiste musicien globe-trotter, qui ne cesse pas de bourlinguer à travers le monde.

Les artistes tirent le diable par la queue

En effet, les férus mauritaniens de la musique ne se sont pas fait prier pour prendre part à cette célébration de fête de la musique dans l’enceinte de la cour de l’IFM. Dommage que les hommes de culture et les artistes mauritaniens ne mettent pas à profit cette festivité commémorative de la créativité artistique de tous les ans pour se pencher des conditions de vie des artistes qui n’arrivent pas à vivre de leur art. En témoigne la déclaration de l’artiste plasticien Abbas Ould Souleymane: «En Mauritanie, les artistes n’ont pas de sécurité sociale. Et ils ne vivent pas de leur art». Et la diva mauritanienne, Tahra Mint Hembera, ne passe pas quatre chemins pour dire : «Il est très dur d’entretenir une carrière artistique en Mauritanie, car le problème de la production et de la promotion est toujours posé. Les Mauritaniens n’ont toujours pas compris que la culture est un levier économique très important»

Camara Mamady

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