Nos ancêtres, les 19

Le 11 févier 1966, les auteurs du Manifeste des 19 sont arrêtés : les  risques d'une décohabitation cinquante deux ans aprèsEn Ayant toujours présent à l‘esprit le fameux « passif humanitaire » né des événements des années 86-91, et en feuilletant le livre de Ely Salem Khayar, « ne les oublions pas », j’ai cru déceler dans la manière dont « les 19 » avaient justifié leur Manifeste, et la place qu’il a prise, au fil du temps, dans l’esprit des Mauritaniens, sans distinction ethnique, un certain « actif humanitaire ».
Oui, le Manifeste des 19 avait ouvert les yeux sur le danger que représentait l’orientation du régime de l’époque, soutenu par une certaine opinion pan-arabiste, quant au poids historique et culturel que représentent les communautés négro-africaines dans la Mauritanie future.
Ce premier Manifeste, cette première alerte, a eu des résultats globalement positifs, sur la consolidation de l’unité nationale embryonnaire, et sur l’orientation idéologique d’une grande frange de la jeunesse de toutes les communautés.
Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder la composition ethnique du MND originel et d’autres formations politiques de l’époque, et d’apprécier le brassage culturel et régional qui en faisait la force principale.
C’est en cela que l’esprit du Manifeste des 19 est devenu une espèce de creuset où les nationalistes arabes et négro-africain ont fait le choix de s’unir pour lutter ensemble contre la féodalité et le racisme, pour la République.
Puissent ses héritiers, du Nord et du Sud, s’en souvenir, s’en inspirer et capitaliser ses résultats historiques, pour tenter d’aplanir leurs querelles d’aujourd’hui pour avancer ensemble demain.
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