Recherche vainement Hommes politiques

Des milliers de personnes à une marche des descendants d'esclaves à  NouakchottOù sont les hommes politiques de l’opposition ? Depuis le départ de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, ils semblent avoir disparu de la scène. Plus de meeting, plus de marche de protestation, même pas de conférence de presse. Les hommes politiques ont disparu. On ne les entend plus. De temps en temps, des échos proviennent des allées de la Présidence de la République après des entrevues accordées par le maître des lieux. Un hôte, finalement très habile car réussissant à étouffer les ardeurs, et les envies, par un tour de passe-passe, qui tourne autour d’un appel lancé autour du consensus.
C’est ce qui explique que les hommes politiques soient tous braqués et tournent le dos à leur mission première qui doit être faite de revendication et surtout de critique et d’opposition (pour un meilleur devenir des populations) leur arme ultime.
Aujourd’hui, à voir les commerçants sévir sur le marché, à entendre les plaintes des populations qui vivent dans le désarroi, force est de constater que les hommes politiques de l’opposition ont échoué sur toute la ligne.
S’ils sont réellement sincères dans leur combat, ils devraient à présent, ressentir, comme une sorte de dégoût de faire de la politique et d’appartenir à ce qu’on appelle à tort la classe politique de l’opposition.Que peut vouloir dire la politique quand elle est réduite à l’expression brutale des instincts les plus primaires ? La politique telle que l’ont pratiquée les premières générations années de l’indépendance, quels qu’aient été leurs échecs, c’était un minimum de considération pour l’intérêt national et le bien public. C’était le choix de lutte pour un meilleur devenir de l’autre et non de soi. L’exercice du pouvoir était vécu un peu comme un devoir, et pas exclusivement comme une rente viagère.Le « plus jamais ça ! « (dans les comportements politiques) qui avait retenti après le départ de Ould Taya en 2005, le « tout sauf ce Régime » qui a accompagné le règne de Ould Abdel Aziz, sont rangés dans les tiroirs.
La vérité est amère. Elle est là toute crue : nos hommes politiques qui se proclament de l’opposition ne sont pas prêts à s’engager dans la contradiction face au pouvoir actuel. Il est dommage de constater que l’instrumentalisation politique du fait matériel et financier continuera de pervertir le processus démocratique, voire la vie du pays, tant qu’y régnera en maîtres, cette race de politiciens qui ont perdu tout sens moral.

MOM

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