Ould Maham: Malgré le prestige et la haute réputation du pouvoir judiciaire, il n’est pas au-dessus des critiques et de l’appel à sa réforme

Évoquant l’interprétation des propos du député de Sawab, Abdesselam Ould Horma  et l’indignation qu’ils ont suscités  auprès des juges, maitre Sidi Mohamed Ould Maham a écrit sur sa page facebook :

 

Le pouvoir judiciaire est considéré comme le pilier le plus important de l’état de droit et de justice.  Donc le souci de son indépendance par la protection de ses membres et assistants, en veillant à ce que le juge ne prenne sa décision que suivant  le droit  loin de toute influence, est une question importante et très nécessaire.

Seulement  la dignité et le prestige de ce pouvoir, ne le met pas à l’abri des critiques et les appels à sa réforme.  Surtout si la critique vient des représentants du peuple dont le sang, l’argent, l’honneur et le destin mobilisent les juges.

Les  honorables juges doivent accepter ces critiques, avec un esprit ouvert et se garder de glisser derrière la mentalité syndicale qui – malgré son importance et son prestige – ne leur convient pas et ne correspond pas à leur statut d’origine et de pratique.

Quant à l’appel à poursuivre juridiquement  un parlementaire à cause de son avis, je m’étonne qu’il soit émis par des juges, non pas, parce qu’il est déjà déterminé en vertu des rapports des pouvoirs dans les systèmes démocratiques, mais parce que la loi l’interdit, comme l’article 50 de la constitution qui stipule que:

Il n’est pas permis de poursuivre un député, de le rechercher,  de l’arrêter ou de le juger en raison de l’opinion ou du vote qu’il exprime dans l’exercice de ses fonctions.

 

Avec les assurances de notre considération et de notre respect pour notre cause et nos juges.

Sidi Mohamed Ould Maham ( Page Facebook)

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