Les enfants de la rue:une composante de la société qu’il faut sauver

Les pouvoirs publics ont toujours accordé, en application de la convention internationale des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, une attention particulière aux enfants de la rue.

Livrés à eux-mêmes, les enfants de la rue doivent, le jour, travailler ou mendier afin de subvenir à leurs besoins et la nuit dormir dehors affrontant le froid et ses conséquences.

Dans sa recherche de solutions aux difficultés de ces enfants, l’Etat a créé des centres dont celui de protection et d’intégration sociale des enfants en difficultés qui peut prendre en charge, pendant six mois, près de 1220 enfants dans ses différentes antennes pour les intégrer ensuite dans des écoles, des familles et des centres de formation. Cet établissement public a accueilli entre août 2008 et février 2009, soixante-huit enfants en plus de cent cinquante un déjà inscrits qui ont bénéficié d’une approche curative et d’une autre préventive en plus, entre autres activités, de formations professionnelles dans les domaines d’électricité, de menuiserie et de plomberie en vue de leur insertion dans la vie active.

Le chef de service du centre, M. Mohamed Mahmoud Ould Haj a indiqué que l’établissement intervient aux niveaux de ces antennes basées à Dar Naim, El Mina et Riyad (Nouakchott) et au niveau régional à Kiffa (Assaba), Nouadhibou

Rosso (Trarza) et Aleg (Brakna). Il a ajouté que le centre insère, dans le cadre de ses activités, les enfants sans appui familial dans des familles, soulignant que, dans les domaines éducatif, psychologique et social, ils bénéficient d’enseignement du Saint Coran, de cours de rattrapage dans tous les programmes éducatifs, d’alphabétisation et de conseils, en plus d’une protection sociale et des sessions de formation professionnelle pour ceux qui ont dépassé l’âge scolaire.

Le président de l’association « Bessme we Emel », M. Mohamed Mahmoud Babah a précisé que sa structure accorde des aides de dix mille ouguiya anciennes pour chaque enfant qui n’a pas encore atteint l’âge scolaire et quinze mille aux scolarisés parmi les deux cents orphelins qu’elle prend en charge. Il a précisé que ces sommes sont remises à leurs mères pour les aider dans leur prise en charge.

M. Mohamed Mahmoud Babah a également précisé que l’association prend en charge le soin des enfants malades et leur offre des services récréatifs tels que des excursions et des journées éducatives.

Les initiatives ne manquent pas pour aider les enfants en difficulté, mais leur pérennité est nécessaire si l’on veut qu’elles donnent les résultats recherchés.

AMI

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