Complaintes des victimes de Cheikh Ridha

Complaintes des victimes de Cheikh RidhaL’image contient peut-être : intérieurL’Authentique – La propension du tort et l’attitude de certains segments de notre administration à faire fi de la loi sont devenues des réalités de plus en plus inquiétantes chez nous. En effet, il est désormais rare le jour où vous passez devant la Présidence de la République sans que votre attention ne soit attirée par une des manifestations des femmes et d’hommes victimes des actes de l’érudit et homme d’affaires Cheikh Ridha.

L’Autorité publique doit le savoir : il s’agit de manifestations pacifiques dont le seul but est de traduire le Cheikh en justice et le cas échéant, indemniser les victimes. Il s’agit d’une demande pressante et grave de personnes qui cherchent à être rétablies dans leurs droits.

Tout compte fait, ces manifestations quotidiennes des victimes dénotent finalement du lamentable recul des valeurs de la justice, de l’islam, de l’humanité et de la perte du sens de la mesure et de la justice dans notre société devenue, subitement, un conglomérat de brigands qu’encadre une administration lascar et complice.

Finalement, les victimes du Cheikh ont su qu’elles ont été roulées au profit de puissantes personnes tapies dans l’ombre, dont des membres de l’ex famille présidentielle. En effet, dans la plupart des cas portant sur les activités du Cheikh, surtout dans les cas légion de « litiges » fonciers, ce sont des personnes puissantes ou proches de l’ex-pouvoir, protégées par ceux qui sont soumis à leur autorité, qui se sont accaparé les biens d’autrui et imposent depuis, leur « droit ».

L’humanisme n’a plus de place dans un Etat où les faibles se font écraser par les riches avec la complicité de l’administration publique et la lâcheté des notaires sollicités dans ces cas de figure !

Les cas des victimes de Cheikh Ridha sont assez révélateurs de la situation où nous en sommes dans un Etat désormais devenu un vulgaire régulateur de la loi de la jungle. Et ces cas, ne sont que d’infimes manifestations de cet état de fait. Il en existe plusieurs, notamment dans les grandes villes, telles Nouadhibou et Kifffa où le foncier fait désormais la richesse de l’individu.

Partout à travers la Mauritanie, les gens sont unanimes à dire que les tribus des puissants et les groupes de riches se permettent tout et en toute impunité. L’Etat qui devait être l’arbitre, et la justice le recours, ont démissionné depuis longtemps.

Chacun prend les décisions qui l’arrangent et arrangent les siens (au sens large et stricto du terme). Ceux qui n’ont personne au sommet de l’Etat ou dans les maillons intermédiaires de l’administration ou à la justice ne verront que du feu. Ils se font spolier leurs droits les plus évidents et se font dépouiller de leurs biens durement et légalement acquis sans que mouche ne ronronne. Cette situation est inacceptable, même dans une société ou la loi de la force prime.

Même dans les sociétés les plus arriérées au moyen-âge, de telles pratiques étaient inimaginables. Et pourtant, nous vivons cette immense et inquiétante régression.

Oumar Moctar

via cridem

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire