Le Fonds arabe (Fades) s’oppose aux termes de l’appel d’offres pour la route Tidjikja -Sélibaby

Le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) s’est opposé aux conditions incluses dans un rapport qui lui a été adressé par la direction  générale des infrastructures et des transports du ministère de l’Équipement et des Transports, relatif à l’appel d’offres pour un projet de réhabilitation de la route reliant Tidjikja- Sélibaby ,via Kiffa  financé par le fonds.

Selon une lettre  réponse adressée par le Fades à la direction, le fonds a critiqué l’analyse de la capacité des entrepreneurs à réaliser les travaux requis sur la base des certificats d’expérience, indiquant que le certificat d’expérience ne peut être remplacé par aucun autre document ou déclaration tel qu’un certificat de réception provisoire ou un contrat conclu pour la réalisation des travaux .

Dans sa lettre signée le 17 décembre 2020 adressée  au directeur des infrastructures, Abaya Ould Maayif , le Fonds a souligné la nécessité pour chaque entrepreneur soumissionnaire de participer à l’appel d’offres d’avoir l’expérience nécessaire, exigeant de ne pas accepter la participation d’un entrepreneur qui n’a pas d’expérience même s’il est en coalition avec un autre entrepreneur expérimenté .

Il a également estimé que l’exigence de réaliser au moins 200 km de routes dans deux projets au maximum, ne correspond pas aux dimensions des parties du projet dont la longueur ne dépasse pas 90 km.

La lettre décrit cette norme comme étant exagérée et empêchant l’expansion de la base de soumissionnaires et l’obtention d’un nombre suffisant d’entrepreneurs, car les termes de l’appel d’offres stipulent qu’il ne sera pas autorisé à passer un contrat avec un entrepreneur pour mettre en œuvre plus d’une partie.

Les termes de l’appel d’offres susmentionné ont suscité une large controverse sur le marché des entreprises après le rejet des dossiers de 15 entreprises, que ces entreprises jugeaient contraires à la loi.

Parmi les entreprises rejetées figurent la société d’État ATTM et la société MTC appartenant au groupe Ahl Ghadda, qui est la seule société mauritanienne à avoir demandé à participer aux tronçons de l’accord  sans que son dossier ne comprenne de partenaire étranger.

La direction de MTC  avait précédemment déclaré que son dossier avait été rejeté malgré la soumission de témoignages de l’expérience requise, dont une déclaration de réalisation de 100 km et deux déclarations de réalisation d’autres sections.

L’entreprise a également écrit au ministre des Transports, passant en revue ses expériences dans le domaine, et affirmant qu’elle possède «toutes les qualifications qui la classent parmi les meilleurs détenteurs de dossier dans le domaine de la construction routière».

 

Source : https://alakhbar.info/?q=node/29910

Traduit par adrar info

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