Tourisme : Relance prochaine des vols Marseille –Paris -Néma suspendus depuis 2007

Mauritanie : bilan positif pour le tourisme dans l'Adrar – Jeune AfriqueEn 2003, la Société Mauritanienne de Services et Tourisme (Somasert) , filiale de la Snim, a réussi hardiment son expérience lancée en 1996 consistant à organiser un tourisme saharien, via des vols hebdomadaires réguliers Paris-Atar.

 

Les retombées économiques de ce tourisme sur l’Etat mauritanien et en particulier sur les populations de l’Adrar sont si rapides, évidentes et encourageantes que la Somasert -qui est passée d’un vol hebdomadaire à deux vols-  se mit à songer, avec le concours des pouvoirs publics et en concertation avec ses partenaires français,  à étendre son expérience à l’ensemble du territoire national.

 

Les autorités nationales mues par  l’impact important du tourisme sur le budget national, l’emploi des jeunes, et ses retombées pécuniaires et commerciales locales -  décidèrent, en prélude à toute éventualité, dès l’année 2003, l’extension de l’aéroport de Néma, capitale du Hodh Echarghi , construit les années 1970.

 

 

En 2004, la Somasert   envoya un groupe d’experts dans le domaine du tourisme, en mission de repérage et de recensement des sites touristiques dans les wilayas du Tagant, Brakna,Assaba et les deux Hodh.

 

La mission que dirige, Mohamed Ould El Hassene ,  l’un des meilleurs cadres de la Somasert  a élaboré un rapport , on ne peut plus riche et convaincant ,étoffé de multitudes d’itinéraires et de sites touristiques, jusque-là inconnus.

 

En 2005, Somasert envoya la même mission pour évaluer – cette fois- les sites d’accueil et sensibiliser  les autorités régionales et les populations sur l’importance du tourisme.

 

Des investisseurs mauritaniens affluèrent dans leurs régions natales pour y construire des hôtels, auberges, restaurants,  maisons d’hôtes etc.

 

En 2006, l’intrépide Mohamed Ould El Hassen est chargé de diriger  une antenne Somasert fixe à Néma.

Plusieurs options d’itinéraires, circuits, boucles et transferts  en 4X4 ou à dos de chameau  sont  esquissés, permettant de faire connaitre  les villes historiques :  Rachid, Ghasr El Barka, Tichit Aoudaghost, Coumbi Salah , Oualata ainsi que les nombreux paysages pittoresques dans les wilayas du centre ,sud et Est du pays.

 

En 2007, le gouvernement envoya un expert en sécurité aérienne pour évaluer l’état et la viabilité de l’aéroport de Néma . Son rapport est concluant.

 

Aussi, les Tours Opérators français et leurs partenaires mauritaniens décidèrent d’envoyer les premiers charters de touristes à destination de Néma.

 

Mohamed Ould Hassen et ses équipes négociaient, préparaient  et programmaient accueillir  en 2008 , onze vols Marseille –Néma ou Paris- Néma.

 

Malheureusement, le lâche  assassinat de quatre touristes français, le 24 décembre 2007 près d’Aleg (Brakna) ,  perpétré par des terroristes mauritaniens , mit brusquement fin, à tous ses efforts et brisa tout espoir des opérateurs en tourisme aussi bien mauritaniens qu’étrangers.

 

De fin 2007 à 2017 la Mauritanie sera déclarée « zone rouge » pour  raison d’insécurité et interdites aux touristes étrangers.

 

En fin 2017, les vols charters hebdomadaires Paris-Atar reprirent timidement.

 

Sans plus attendre, les pouvoirs publics envoyèrent  le 30 janvier 2018, des équipes pour réhabiliter et remettre aux normes sécuritaires l’aéroport international de Néma.

 

En 2019, dès sa prise des rênes du pouvoir, le président Ould Ghazouani dépêcha le  5 décembre 2019, son premier ministre Ould Cheikh Sidya à bord du vol inaugural Nouakchott- Néma .

 

Le Premier ministre s’est enquis du niveau de préparation de l’aéroport de Néma à la réception des vols et  a inspecté les différents équipements techniques disponibles dont « une piste de 2.750 mètres de long et de 45 mètres de large, d’une tour de contrôle, d’une salle d’attente pour les passagers et d’une salle d’honneur composée de deux ailes.

Sur le plan logistique, l’aéroport dispose également de deux véhicules de protection civile avec leur équipage, d’un autre véhicule pour surveiller le chantier de l’aéroport, de divers équipements de navigation aérienne et d’une station météorologique ».

 

Dans son récent programme de relance économique post-première étape de la covd19, le président Ould Ghazouani a alloué un montant financier relativement important au secteur du tourisme.

 

Le ministère du Tourisme n’a pas tardé à orienter ces fonds vers des actes forts visant à booster ce secteur qui vient de vivre un long sommeil.

 

Une école d’hôtellerie est en voie de création, pour la première fois en Mauritanie et surtout un encouragement consistant et rassurant a été apporté aux  voyagistes et tours opérateurs pour les inciter à revenir au désert Rimien.

 

Selon un communiqué du voyagiste Maurice Freund, patron de Point Afrique Voyage « Nos relations avec l’Etat mauritanien restent excellentes, avec notamment madame Naha Mint Mouknass renommée au ministère du commerce et du tourisme, qui tient à nous encourager en participant à la prise de risque commercial sur la ligne Paris-Atar », explique Maurice Freund.

La présidence de la république en Mauritanie a même envisagé un budget de commercialisation de la destination, pour pallier au manque de moyens publicitaires du Point-Afrique ».

Sur son bureau, madame la ministre, qui vient de reprendre le département du tourisme, son prédécesseur – l’administration étant une continuité- a laissé un   dossier esquissant les démarches visant à transposer l’expérience de l’Adrar en matière de tourisme, vers les autres régions du pays, via la reprise des vols à partir de l’aéroport international de Néma.

 

Cette démarche est d’autant plus réaliste, en ce que les touristes occidentaux et en particulier les Européens  ne cessent de manifester leur ras-le-bol contre les mesures anti- covd19 imposées dans leurs pays respectifs.

Le couvre-feu, confinement et gestes-barrières, sont devenus   à leurs yeux, synonymes d’  « étouffement psychologique, moral et physique ».

Aussi, cherchent-ils à « sortir » vers d’autres espaces plus cléments et moins exposés à la propagation du virus corona.

Telles les zones ensoleillées et spacieuses dont le désert mauritanien en est le prototype.

Selon certains observateurs avisés, les dé-confinements et allégements des mesures corona, prévus en janvier 2021, conduiront à une relance accélérée des mouvements touristiques, tout azimut, de par le monde.

L’aéroport international de Néma connaitra donc, d’ici peu, comme celui d’Atar, une activité touristique périodique intense

Rédaction Adrar info

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