Un journal algérien: le Maroc s’apprête à occuper le reste de la bande du territoire sahraoui derrière le mur

Une autre initiative militaire marocaine sera bientôt mise en œuvre; dans la région du Sahara occidental – selon la presse algérienne proche du pouvoir .

Le journal Al-Shorouk, proche de l’establishment militaire en Algérie, a confirmé que l’opération militaire menée par l’armée marocaine à Guerguerat n’était qu’un prélude à de futures étapes.

Le journal algérien, a basé ses prévisions sur les discours de certains hauts responsables marocains, suite à l’intervention de l’armée de leur pays le 13 novembre pour rouvrir le passage de Guerguerat et achever la construction de la route reliant le passage marocain au passage de Nouadhibou avec le K55 mauritanien.

Le  Premier ministre marocain Saad Eddine El Othmani a déclaré , après l’opération militaire au passage de Guerguerat: «il y aura autre,  au-delà», considérant l’opération  comme un changement stratégique qui mettrait fin à ce qu’il appelle«l’illusion des terres libérées».

La déclaration du responsable marocain – selon le journal – a révélé, hors de tout doute raisonnable ,que son pays est en train de se préparer à d’autres étapes.

Le journal ajoute que l’utilisation par Saad al-Din al-Othmani de l’expression «il y aura autre,  au-delà» signifie, entre autres, que ce qui s’est passé le 13 novembre à Guerguerat n’est qu’une première étape.

La deuxième étape vise les terres derrière le mur  , appelées   territoires libérés,dans lesquels le Front Polisario se déplace,  à l’exception de « La Gouira »,confiée à une base militaire mauritanienne.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a déclaré ,-quant à lui- dans un précédent communiqué, que son pays ne resterait pas les bras croisés devant les  mouvements «Polisario» dans les régions de Tifariti, Bir Lahlou et Al Mahbas, et a confirmé: «le Maroc  se réserve le droit de défendre cette partie de son territoire».

Il agira  « avec la fermeté nécessaire en la matière », ajoutant que  » le Maroc ne permettra jamais aucun changement du statut historique et juridique de cette région, qui fait partie du territoire marocain ».

Il est à noter que, dans les années qui ont suivi l’accord de cessez-le-feu avec le Maroc en 1991, le front «Polisario» a reconstruit certaines zones derrière le mur, dans le cadre de la politique d’imposer un fait accompli et il a qualifié  ces zones de terres libérées.

 

Source : https://www.anbaa.info/?p=60627

Traduit par adrar info

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire