Du jamais vu : Les agents de la météo renvoyés sans droits ni pension de retraite

Dans les différentes stations de météorologies implantées dans les wilayas du pays, les agents étaient recrutés et exerçaient pour le compte de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) .Tout y allait très bien. L’État mauritanien a , par décret N° 94-150 du 15 décembre 1994 , créé la Société des Aéroports de Mauritanie (SAM)  et les agents de la météo y étaient transférés. Par la suite, le même État mauritanien a , par décret N° 140-2006 en date du 14 décembre 2006, créé  l’office National de la météorologie (ONM) pour se substituer aux différentes structures de la météorologie dans le pays. Aussi la gestion des stations de météorologie , dans les différentes wilayas du pays  a été confiée le 1er Mars 2010 à l’ONM. Mohamed Salek Ould Lemghabodj qui a vécu toutes ces étapes , a, après avoir servi loyalement toute sa vie dans la station météorologique d’Atar ,  reçu sa lettre de départ à la retraite,  le 31 décembre 2017,. Force est de constater que pour tout droit, il n’a  perçu – selon ses dires-que  son salaire du mois de décembre.  Mais le plus grave et le plus touchant, c’est qu’il s’est rendu à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour établir les formalités de jouissance à une pension de retraite. Les responsables de cette institution , lui ont signifié que son employeur n’a plus versé de cotisations CNSS, depuis plus de 3ans , malgré que sur son bulletin de solde (voir photo) , il est bien mentionné  le montant  censé être versé à la CNSS. « Pour que tu puisses bénéficier d’une pension de retraite, il te revient de rembourser à la CNSS un montant de 300 milles anciennes ouguiyas » lui explique, le responsable chargé des pensions au niveau de la CNSS. Un coup de massue …. Sah Ould Lemghambodj et sept autres agents des diverses stations météos dans le pays, courent depuis 2017 , pour tenter d’obtenir leurs droits. Aujourd’ hui, alors que l’année 2020 touche à sa fin , et las de passer ce qui leur reste de la vie, à courir derrière leurs droits, ils se sont adressés à la presse, pour transmettre -à travers elle- aux autorités et à l’opinion publique, le calvaire qu’ils vivent.     Rédaction  adrar info

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