Hausse des prix de fruits à Nouakchott

Hausse des prix de fruits à NouakchottAprès la cherté du prix des légumes, c’est la forte hausse des prix des fruits qui vient mettre à rude épreuve l’activité des détaillants,dont la situation risque de se répercuter immanquablement sur le consommateur après la fermeture du passage de Guerguerat, qui a interrompu le mouvement des camions en provenance du Maroc.

Les prix de différents fruits à travers les marchés et points de vente situés au carrefour Madrid, polyclinique et aux abords du marché central de Nouakchott, ont connu une augmentation importante ces derniers jours.

« Les fruits coûtent très chers, nous sommes obligés, parfois, de nous contenter des qualités inférieures à nos besoins en fonction de nos moyens », confient les citoyens. La cherté des aliments pousse aussi à l’utilisation d’autres aliments moins importants.

Hier (mercredi 4 novembre), sur les étals des différents marchés et points de vente à Nouakchott, le kilo de pommes a été vendu à 160 MRU au lieu de 60 MRU, la banane passe de 50 MRU à 100MRU , poires de 60 à 120MRU et le raisin de 90 MRU à 180MRU.

« Certains marchands indiquent que les prix sont tellement chers, qu’ils sont parfois obligés de les payer par échéances à leurs fournisseurs », déplorent-ils.

Les vendeurs, revendeurs et vendeurs ambulants, pour leur part, acceptent, pour la plupart, ce mode de paiement. C’est cela ou perdre des clients.

Signalons que la production locale de légumes et de fruits, d’après des opérateurs, commence à se développer, car de petites entreprises ont émergé ici et là dans ce créneau sans, toutefois, répondre pour autant à la demande.

Le prix de certains légumes et fruits, par conséquent, est soumis aux aléas du marché mondial de ces matières. Dans ce même contexte et en parallèle avec la hausse des prix de certains produits (sucre, riz et huile) est attendue dans les prochains jours. Selon des sources concordantes, ces produits risquent d’être hors de portée pour les familles de moyenne et petite bourse.

En ce qui concerne la viande blanche, le même sort est réservé à la volaille où il est enregistré un prix allant jusqu’à 1800 MRO soit 180 MRU, le kilo, sans parler des prix de poissons, précise une source proche d’un importateur.

Si l’on croit aux informations, tout se passe sous le silence du ministère du commerce et de la direction de la protection du consommateur.

Par Aboubecrine SIDI

Tawary -

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