Ces 2 enfants là, ces garçons qui sont nôtres, auraient du ne pas être noyés dans tout ça.

Le ministre de l’éducation nationale remet à Bariki Ould Khairallah 1 million d'ouguiyas (MRO)Quand un pays marche sur la tête, quand un pays a perdu tout sens humain, cela donne cette tragi-comédie qui renvoie dos à dos 2 jeunes garçons méritants et qui sont 1er ( le « blanc ») et second ( le « noir ») au bac mauritanien.
2 jeunesses, 2 envols, 2 espoirs, chacun avec son parcours de vie, celui qui a dû être charretier pour faire manger sa famille tout en préparant son bac et celui qui est aussi d’une famille simple, modeste et monoparentale…
Ces 2 enfants du pays sont aussi méritants l’un que l’autre. Chacun vit ses propres fractures sociétales, ses propres exclusions, ces exclusions que sont la pauvreté…
Ils méritent tant notre regard et notre admiration ces 2 garçons qui pourraient être nos fils, qui sont nos fils.
Mais voilà… la polémique est arrivée là où elle n’aurait pas eu lieu d’exister.
Ces 2 enfants là, ces garçons qui sont nôtres, auraient du ne pas être noyés dans tout ça.
Nos regards n’auraient du voir que leur mérite, leur formidable énergie, leur envie d’aller de l’avant, leur travail. Tous les 2.
Tous les 2.
Un jour, plus tard, beaucoup plus tard, ils se souviendront qu’eux 2, le « blanc » et le « noir » ont réussi au milieu de la médiocrité ambiante.
Ils se souviendront de ce bac qui, je l’espère, n’est que le premier pas vers d’autres cieux et savoirs…
Un jour ils se souviendront de ça et, je l’espère, je l’espère, non pas de ceux qui les ont opposés, glorifiant l’un et non pas l’autre…
Ces garçons là sont nous, « blancs » et « noirs ».
Ils sont nous.
Ils sont fierté.
Je suis fière de mes « fils »…
Que le débat « identitaire » se fasse sur le terrain du politique, mais pas sur le dos de ces gosses…
Sinon, quand avons-nous perdu nos rêves et nos combats ?
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