Cri de Coeur :  » l’Adrar se meurt « 


Cri de Coeur : " l'Adrar se meurt "

 L’Adrar, cet immense territoire qui s’entendait de l’Extrême Nord de la Mauritanie, jusqu’aux portes de Nouakchott au Sud, englobait le  Tiris zemmour , Dakhlet Nouadhibou et l’inchiri.

Cette Region s’est vu, dès les premières années de l’indépendance, avec un découpage administratif la mutilant de toutes ses richesses naturelles : de la richesse du  fer est créé la région de Tiris Zemmour , du  cuivre et de l’or la Region de l’inchiri, des ressources halieutiques la Region de  Dakhelet Nouadhibou).

Il n’est resté à l’Adrar que ses oasis et son agriculture sous palmiers.

Pourtant,

grâce aux palmiers, les populations de la région ont bravé  la nature et su survivre en harmonie,

-grâce aux palmiers,  les adrarois ont élevé leurs enfants, les ont scolarisés et les ont insérés dans la vie active,

- grâce au palmier et uniquement au palmier, ils ont élevé des hommes et des  femmes « travailleurs », «  bâtisseurs »….  Tout cela tant que la nature le permettait .

Malheureusement depuis deux décennies et avec la sècheresse, la rareté de l’eau sous-terraine, l’arrêt du secteur du tourisme et surtout l’abandon des autorités nationales pour le développement de la région, celle-ci a subi de plein fouet tout ce cumul de facteurs, entrainant sa mort « à petit feu ».

En effet il est désolant aujourd’hui de voir des villes phares comme Atar, chinguitti, Ouadane ,Aoujeft ect… pour ne citer que celles-ci, perdre  leurs  auras, perdre  leurs rayonnements, perdre leur économie, leur développement, perdre leurs fils et filles (à travers l’exode vers la Capitale), non pas  à cause de la paresse de ses enfants, ou du manque d’intérêt pour leur région, mais plutôt à cause des conditions de vie de plus en plus difficiles, insupportables  mais aussi d’un  ‘’OUBLI ‘’ des autorités administratives et des décideurs politiques nationaux, à qui revient, au Nivea national, l’arbitrage des ‘’priorités ‘’  de développement  des régions.

Ces décideurs, laissant au second plan cette contrée qu’est l’Adrar  du fait « du nombre », du fait de l’absence de ces fils et filles pour défendre leurs intérêts, du fait de la faiblesse de ce élus, de ces cadres, de ses hommes d’affaires.

A cause de cette situation là region de l’Adrar est entrain de se défigurer, de mourir à « petit feu ».

En l’absence d’une prise de conscience collective, d’une solidarité agissante, et d’une décision politique du Gouvernement, nous allons nous retrouver avec un ADRAR non pas un territoire développé, vivant, rayonnant, comme jadis, mais plutôt un « Grand Cimetière » que nous visiterons sporadiquement rien que pour se recueillir sur les tombes de nos ancêtres.

Il est   inadmissible,  aujourd’hui de voir  ce potentiel de centaine et de milliers des palmiers se détruire à cause de la rareté de l’eau.

Nous ne voulons pas du fer, ni du cuivre ou de l’or ni de la richesse halieutique, nous voulons de l’eau, NOUS VOULONS LA VIE…

Où sont les projets  OASIS qui sont dotés chaque 5 années  de plusieurs milliards d’ouguiyas (empruntés auprès du Fades du Fida…) qui n’ont eu aucun  impact  pour la suivie  de nos palmiers où sont les projets du développement rural PARIIS , PDDO , PDIAM  etc…..et j’en passe ,

qui ne servent, en réalité  qu’a autre chose que le développement de nos palmiers

  • Où  sont nos ministres .
  • Où sont nos élus .
  • Où ont nos hommes d’affaires influents .
  • Où sont nos cadres ,
  • Où  sont nos notables    et    j’en passe….

Je demande a tout ce monde de prendre conscience de ce danger qui guette notre région et de lui venir au secours pour limiter les dégâts …déjà très lourds

Je n’anticipe pas pour donner des solutions, qui doivent  venir de tout un chacun d’entre nous, peut-être dans un cadre de concertation que vous définirez ,

Toutefois, il y a urgences ;

-Il y’a urgence pour, d’abord nos hommes d’affaires « influents », d’agir au niveau du cercle central de décision, pour une  prise  de conscience  des hautes autorités du pays pour atténuer la souffrance des populations de la région.

  • Il y’a urgence de profiter de cette aubaine d’ouverture que connait le pays, pour que nos élus, nos notables, nos cadres fassent entendre «  l’urgence de sauver l’Adrar ».
  • Il y’a une urgence de faire une étude hydrogéologique de l’Adrar pour connaitre son potentiel  en eau
  • il y’a urgence de faire des forages ultra profonds (comme il est fait actuellement dans la sous-region profondeurs de 500 à 1000 m), de digues de ralentissement, des barrages, des bassins de rétention d’eau (A travers le Programme PROPEP du Président , le Budget d’Investissement, les ressources de projets de Développement…ect))
  • Il y’a urgence d’attirer l’attention du président de la république pour réaliser les engagements qu’il  a  pris pour la région lors de sa compagne électorale.

……………IL Y A URGENCE

AL KOULANI

chezvlane
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