L’Attaque II de Nouakchott / Colonel (E/R) Mohamed Lemine Ould Taleb Jeddou

Raid de Nouakchott (1976) — WikipédiaLe 03 Juillet 1977 à 12H30, une année jour pour jour, après la première attaque de Nouakchott où le fondateur du Fpolisario El Wely Seyid allait trouver la mort, le commandant du secteur 7 de passage à Akjoujt, reçoit un message du Chef d’Arrondissement de Benichab, informant du passage à 07H00 du matin, à Najiya (TIJIRIT) ,de 35 véhicules dont deux camions.
Le renseignement est immédiatement répercuté à L’Etat-major National qui notifie au Cdt du Secteur 7 de rentrer sans délais à sa base de Jreida, tout en effectuant une reconnaissance de Benichab pour confirmer ou infirmer le renseignement.
Toutes les formations de l’armée, de la Gendarmerie et de la Garde sont mises en alerte maximum. Faute d’avion militaire disponible à Nouakchott, un Navajo d’Air Mauritanie est requestionné et mis à la disposition de l’armée.
L’avion décolle vers 16H00, effectue une reconnaissance du quadrilatère Noukchott – Benichab – Tijirit – Akjoujt et rentre à 17H30, en rendant compte qu’il n’a décelé aucune présence ennemie dans cette zone.
Un Defender décolle d’Atar à 18h00, effectue la reconnaissance de la même zone et fait le même compte-rendu que le Navajo. En fait, pendant que les avions la recherchaient à 200 kilomètres, la colonne du Fpolisario était tapie sous ses filets de camouflage à une dizaine de kilomètres de Nouakchott.
Vers 19H les positions installées à 5 km de Nouakchott, ouvrent le feu sur l’ennemi qui arrive à leur portée. Tirant le maximum de sa puissance feu et de sa supériorité numérique, l’ennemi bouscule une position avancée du dispositif ,qui fait un bond en arrière et se rétablit sur la même ligne de défense, que les autres positions qui résistent à la poussée ennemie.
L’ artillerie ennemie harcèle de loin la ville de Nouakchott. L’Etat-major National, avec le Lt-Colonnel Ahmed Ould Bousseif comme Chef d’Etat-major, le Commandant Soumaré Silmane comme adjoint opérationnel et le Capitaine Diop Abdoullaye comme Chef du Troisième Bureau, réagit immédiatement conformément à un plan de défense préétabli.
Les éléments d’intervention et les renforts sont immédiatement mis en oeuvre. L’escadron d’intervention est engagé par la route de Nouadhibou qui passe derrière l’Hôpital National vers les Émetteurs.
Une section de la Compagnie du Quartier Général (CQG) est envoyée en renfort aux positions avancées, en passant par le Ksar. L’escadron de la Gendarmerie (Escagend) est dépêché vers le château d’eau, au nord de la présidence où il sera rejoint un quart d’heure plus tard ,par deux sections renforcées de l’armée, pour assurer la protection de la présidence.
Sur la ligne de contact, les affrontements font rage. Les fusils Mas 49-56 ,une artillerie miniature, nouvellement en dotation dans les unités font merveille.
Grâce à la précision de leur alidade de visée, leurs tirs des grenades antichars et antipersonnel, effectuant un tir de barrage contribuent considérablement à bloquer l’avance de l’ennemie vers la ville.
Les unités donnent un coup d’arrêt définitif à l’ennemi sur la ligne Beila-Emetteurs et érigent une défense ferme.
L’ennemi tente la tactique de “la tâche d’huile” par des actions d’enveloppement sans succès.
(A suivre)
Mohamed Lemine Ould Taleb Jeddou
Extrait de “La Guerre Sans Histoire”
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