Mauritanie: crise au parti Sawab, vague de démission

Mauritanie: crise au parti Sawab, vague de démissionSenalioune – Les cadres et militants du parti Sawab ont annoncé leur démission dans un communiqué diffusé ce mercredi. Ces démissionnaires au nombre de 90 ont accusé la direction du parti d’être autoritaire.

« Nous sommes marginalisés au sein du parti, les décisions sont prises sans consultation ni réunion du bureau. Le parti est dirigé par une constante, la position politique est construite sur l’intérêt public, tel n’est plus le cas. le chef du parti s’en serve pour son compte personnel. »
Toujours dans le communiqué « dans l’intérêt de cette approche intellectuelle et politique, l’organisation de jeunesse – que nous représentons – a sacrifié cher et précieux, pour défendre les options du parti et ses principes, nous avons donc mis en place une expérience qui constituait un ajout révolutionnaire au travail politique national, et interagi avec toutes les questions des opprimés et des victimes de la perturbation sociale, y compris les anciens esclaves, les salariés et les étudiants … »

« Aujourd’hui, nous regrettons d’annoncer que le rêve d’institutionnalisation s’est arrêté en raison de l’individualisme qui est devenu la direction du parti. Ceci est démontré par le report continu de l’assemblée générale, qui est la seule occasion de corriger les déséquilibres.

Nous avons travaillé dur pour remédier à la fracture au cours de ces dernière période sans que le différend ne tombe des projecteurs. Parce que notre conviction est que la préservation de la cohésion des camarades prime sur les autres, nous avons donc tenu de longues réunions d’évaluation, étiré notre souffle et prolongé une belle patience, mais s’accrocher au leadership ne nous a pas laissé de sentiment. »

Sawab est un parti baassiste et nationaliste arabe créé en 2004 par les partisans de l’ ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla. Il était auparavant associés à la faction dominée par l’ Irak. Il est dirigé par Abdessalam Ould Horma depuis 2013.

Par Moustapha Sidiya

Via Cridem

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