Des membres du gouvernement commentent les résultats du conseil des ministres

Les résultats Le conseil des ministres, réuni mercredi à Nouakchott ont été commentés par certains membres du gouvernement.

Il s’agit des ministres de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication, porte-parole du gouvernement, Dr Sidi Ould Salem, de l’Intérieur et de la Décentralisation, Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs, M. Ousmane Mamoudou Kane, des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, M. Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, et de l’Environnement et du Développement durable, Mme Mariem Bekaye.

Intervenant le premier, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil des ministres a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets et dont un projet de loi relatif aux associations, un second portant sur l’application du Code de passation des marchés publics ainsi que deux communications des ministres des Affaires islamiques et de l’Environnement.

Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Intérieur a indiqué que le projet de loi adopté aujourd’hui, relatif aux associations, abroge et remplace la loi n°1964/098 du 09 juin 1964. Selon lui, l’une de ces mesures phares est l’instauration d’un régime déclaratif en lieu et place d’un régime d’autorisation. Pour lui, ce nouveau cadre juridique qui est proposé est conforme aux dispositions de la Constitution, concernant les libertés d’association et de réunion. Ce, afin de faire de l’acteur du milieu associatif un partenaire du développement. « Il s’agit d’une réforme que la société appelait de tous ses vœux ».

De son côté, le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs, M. Ousmane Mamoudou Kane a souligné que le projet de décret modifie certaines dispositions du décret n°2017/126 du 02 décembre 2017 portant Code des Marchés Publics.

Les difficultés rencontrées interviennent souvent, selon lui, au niveau de l’application du texte et de son interprétation. Ainsi, les nouvelles dispositions se concentrent sur 4 objectifs. D’abord améliorer la transparence, ensuite écourter les délais autant que possible, puis accorder une place au secteur privé national dans la commande publique et enfin, maitriser les coûts de l’activité de passation des marchés publics.

Le ministre a souligné, par ailleurs, que certaines des nouvelles dispositions vont toucher l’organisation du processus. Il a indiqué qu’une confusion s’est installée depuis 2017 à propos des Personnes Responsables de Marchés Publics (PRMP) et ce qu’on appelle le poste Secrétaire permanant. Ce dernier n’est pas prévu par la loi, et il a fallu procéder à sa suppression, précise le ministre qui a évoqué est la responsabilisation des PRMP qu’il estime nécessaire, car c’est elles qui sont chargées d’appliquer les textes.

« Désormais, elles seront choisies parmi un lot de personnes dont les compétences seront avérées. Ensuite, elles seront évaluées tout au long du processus, notamment concernant le respect des délais et des principes de transparence. Un système de notation sera introduit dans ce sens. Ceci devrait conduire à une forte réduction des délais, du nombre de personnes impliquées directement ou indirectement au processus et à plus de transparence dans le processus ».

Abordant la question des marchés de gré à gré, le ministre a rappelé qu’ils sont prévus par la loi et peuvent se justifier. « Maintenant, une nouvelle disposition imposera la transparence à ce niveau, à travers la publication systématique de tous les marchés de gré à gré ».

S’agissant de l’intérêt accordé au secteur privé, le ministre a déclaré que la disposition est déjà prévue par la loi.

De son côté, le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement originel a présenté sa communication sur la création du Prix du Président de la République pour la récitation et la compréhension du Saint Coran.

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A ce propos, le ministre a indiqué que le concours, qui démarrera bientôt, se déroulera d’abord au niveau des 15 wilayas du pays. Les trois lauréats de chaque wilaya seront sélectionnés pour la finale qui aura lieu à Nouakchott.

Au total, 45 personnes seront réunies à Nouakchott. Les prix se composent comme suit : 5 millions MRO pour le lauréat, 4 millions MRO pour le second et 3 millions MRO pour le troisième; les autres finalistes auront, chacun, 300 000 MRO.

Au sujet des préoccupations soulevées par certains, sur la transparence, le ministre assuré que le comité de gestion ne sera composée que d’érudits et de personnalités de bonne moralité.

A son tour, la ministre de l’Environnement et du Développement durable a commenté sa communication sur l’état des pâturages et proposé une série de mesures pour protéger efficacement ces espaces. De ce fait, un plan d’action a été mis en place avec une enveloppe de 740 millions d’ouguiyas MRO.

Ainsi, 12.450 km linéaires de pare-feux dans les wilayas du Hodh Echargui, du Hodh Gharbi, de l’Assaba, du Guidimakha, du Gorgol, du Brakna et du Trarza. A cela va s’ajouter une campagne de sensibilisation sur l’importance de la préservation des pâturages.

Répondant à une question sur les quantités importantes de poissons échouées à Nouakchott, la ministre a indiqué que l’IMROP n’a pas encore un avis tranché sur l’origine de ce phénomène. En revanche, des hypothèses ont été avancées. La première est relative à une certaine pratique de navires de pêche qui capturent dans leurs filets des races de poissons dont ils ne veulent pas et les reversent à la mer

AMI

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