Recensement des Biens de Ould Abdel Aziz : Si les accusations d’enrichissement illicites étaient avérées…

Recensement des Biens de Ould Abdel Aziz : Si les accusations d’enrichissement illicites étaient avérées…L’Authentique – Onze années à la Présidence de la République, auront-elles suffi à faire de l’ex-président Mohamed Ould Abdel, un multimilliardaire ? Homme fort d’un pays qu’il a dirigé sans partage pendant son Magistère, Ould Abdel Aziz qui a reconnu l’immensité de sa fortune, a-t-il acquis sa fortune dans la légalité ?Les autorités ont mis en place un comité sécuritaire chargé d’identifier et de recenser les biens appartenant à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est ce que nous avons appris de sources informées, qui précisent que ledit Comité est composé d’officiers supérieurs de la Gendarmerie et de la Police en plus d’experts civils et d’un personnel de la justice.Dérivé de l’instruction visant l’ancien président, cette structure serait non seulement dotée d’un pouvoir qui lui permet d’engager des investigations sur toute l’étendue du territoire national et à l’étranger, mais elle a la possibilité d’engager des enquêtes sur des dossiers qui n’ont pas été soutenus par la Commission d’enquête Parlementaire.

Sa mission consiste ainsi à revoir le patrimoine de l’ex-président de la République, au terme de ses onze ans passés à la tête du pays, et surtout voir comment ledit patrimoine a été acquis. Alors colonel, chef du Bataillon du Basep, Ould Abdel Aziz possédait deux Résidences à Nouakchott, un ranch sur la route d’Akjoujt et un Hamam.

L’homme n’était pas versé dans l’acquisition de Biens. Au terme de ses mandatures, il a déclaré être « très riche ». Lors de sa dernière apparition publique, il a soutenu n’avoir jamais utilisé son salaire qui est de 7 millions d’Ouguiyas Anciens, pendant ses onze années à la tête du pays.

Si le contenu du Rapport de la Commission d’enquête Parlementaire était avéré, il faudra alors ajouter au patrimoine qu’il a déclaré publiquement et celui objet de sa déclaration de patrimoine, les intérêts reçus de la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l’État à Nouakchott, la liquidation d’une société publique qui assurait l’approvisionnement en denrées alimentaires ou encore les activités d’une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong, les attributions de marchés publics, les ventes du foncier public, l’attribution de concessions portuaires et aéroportuaires, les signatures de contrats dans les domaines de l’énergie et de la pêche.

A cela, le Comité devrait être amené à vérifier la véracité des accusations portées contre l’ex-président qui soutiennent que ses richesses toucheraient les secteurs de l’immobilier (construction d’immeubles, de tours), construction de routes, location d’engins du génie civil, société de forage), les industries agropastorales, les banques, les sociétés industrielles et commerciales, les compagnies d’assurance et de distribution des produits pétroliers, NP …

Autres investigations du Comité, celles qui devraient être menées sur la nature des rapports que Ould Abdel Aziz entretiendrait avec le Roi d’Eswatin, Msewati III qu’il a reçu à Nouakchott et qu’il a visité chez lui, les raisons des voyages à l’étranger dont entre autres, certains effectués en Azerbedjan, en Corée, en Turquie, en France, aux Emirats Arabes Unis et pourquoi pas auprès des ses homologues aujourd’hui déchus de la Gambie, Dgameh et du Soudan Omar Bechir ?

Devraient aussi figurer en bonne place dans le travail dudit Comité, l’affaire dite de « Senoussi », celle du « Ghanagate » et celle portant sur les 100 millions de dollars versés par l’Emir du Qatar à la Mauritanie en signe d’aide à la lutte contre la pauvreté.

Un travail titanesque attend ainsi le comité sécuritaire chargé d’identifier et de recenser les biens appartenant à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui aujourd’hui, – comme il l’a lui-même reconnu- a quitté les modestes allées de ses anciens compagnons de l’armée, pour s’imposer au sein de la haute aristocratie mauritanienne.

JOB

via cridem

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