Pas de second mandat pour Ghazwani : «le pouvoir ne m’a jamais intéressé mais j’assainirai la scène puis organiserai des élections présidentielles libres et transparentes»

De sources généralement bien informées, le président Mohamed Cheikh Ghazwani ne compte pas se représenter après son premier mandat. «Le pouvoir ne m’a jamais intéressé» aurait-il déclaré lors de l’audience qu’il a accordée vendredi dernier à Birame Dah Abeid, lequel n’aurait pas livré lors de sa conférence de presse du vendredi 28 août 2020 tout le contenu de son entretien avec le Chef de l’Etat, selon ces sources. En réformateur, Ghazwani compterait remettre la Mauritanie sur de bons rails avant de laisser le peuple choisir en toute liberté et transparence ses propres dirigeants.

Des non-dits, il y en aurait eu des pelles lors de la conférence de presse que le député Birame Dah Abeid a animée quelques heures après l’audience que lui a accordée le président Mohamed Cheikh Ghazwani, vendredi 28 août 2020. De sources autorisées,  Birame aurait débuté son audience avec le Chef de l’Etat par des critiques acerbes contre le régime de Mohamed Abdel Aziz avant de se voir stopper net par son interlocuteur. Ghazwani lui aurait dit «je ne vous ai pas reçu pour entendre des critiques sur l’ancien régime mais pour vous entendre sur l’objet de l’audience que vous avez sollicité.

Pendant deux heures d’horloge, Ghazwani et Birame auraient échangé sur plusieurs points dont la reconnaissance du mouvement IRA et du parti RAG.

Ghazwani aurait fait comprendre à Birame qu’il quitterait le pouvoir après sa première mandature. «Le pouvoir ne m’a jamais intéressé» aurait-il déclaré, soulignant qu’il n’a jamais souhaité se présenter pour l’élection présidentielle, mais que la situation critique du pays l’y avait poussé. Et lorsqu’élu président, il prit contact avec les différents dossiers, il fut abasourdi par l’ampleur du désastre laissé par son prédécesseur.

Ainsi, Mohamed Cheikh Ghazwani compte remettre la Mauritanie sur de bons rails, en réglant d’abord le lourd passif légué par Mohamed Abdel Aziz et ses dix années de règne absolu, puis restaurer l’autorité de l’Etat et de ses institutions, rétablir la justice et le parlement en consolidant le principe de la séparation des pouvoirs, assainir les finances publiques, assurer le bon fonctionnement des libertés publiques.

Une fois ce travail achevé au cours de son premier mandat, Ghazwani compte organiser des élections présidentielles libres et transparentes afin d’offrir au peuple mauritanien l’opportunité de choisir ses propres dirigeants.

Ce scénario ressemblerait à s’y méprendre, dans quelques uns de ses aspects, à l’exemple ghanéen, pays miné par la corruption avant que Jerry Rawlings ne vienne y mettre un terme en assainissant l’Etat avant de passer le flambeau à un pouvoir civil.

Le défunt Ely Ould Mohamed Vall est également cité dans ce registre au niveau national et international, en opérant en Mauritanie la première transition politique réussie dans l’histoire du pays et l’un des plus rares sur le plan africain. D’où l’immense estime dont il jouissait sur le plan mondial au point d’avoir été convié partout pour enseigner au monde l’exemple mauritanien d’alternance pacifique au pouvoir.

Cheikh Aïdara

Source : https://aidara.mondoblog.org

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