Ghanagate : L’ex-président Aziz donne sa version de faits

Ghanagate : L’ex-président Aziz donne sa version de faits Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mercredi 27 août depuis son domicile à Nouakchott, l’ex-président Aziz a donné sa version des faits par rapport au Ghanagate, une sombre affaire de faux dollars qui a eu lieu en 2006 dont il était l’un des principaux personnages et qui lui a fait perdre 400 mille $ qu’il a récupérés en faisant enlever Oumar Mahmoud – l’homme qui tenait le rôle d’intermédiaire entre lui et des faussaires basés à Accra au Ghana – au Mali et en faisant torturer à Nouakchott.

Selon lui ce que la presse qualifie de Ghaganate, une affaire de fausse monnaie à laquelle il a pris part, est une chimère.

Il s’agit en réalité d’une affaire d’escroquerie dont lui et l’actuel président Ghazouani ont été victimes de la part du Yéménite Oumar Mahmoud alias Oumar le yéménite qui s’était présenté comme un ancien officier de l’armée irakienne qui éprouvait des difficultés au Ghana où il s’était installé et qui voulait s’établir en terre musulmane notamment en Mauritanie y élevait ses enfants et y investir plusieurs millions de dollars.

« Pour ce qui est cette affaire d’Oumar, affirme l’ex-président Aziz, c’est une affaire qui m’est collée depuis plus de douze ans. Je n’ai jamais voulu en parler. C’est une véritable arnaque. Et qui a été arnaqué et l’argent de qui ? Il s’agit de 400 mille $».

« On était victimes d’une arnaque. Moi je l’ai supporté, j’en ai souffert. On m’a accusé de n’importe quoi Ghanagate et le président a des bandits…..Alors qu’il s’agit d’une petite affaire d’escroquerie. Moi je n’avais même pas un dollar à l’époque. Mais c’est quelqu’un qui m’accompagnait, qui m’a accompagné, qui peut être m’a lâché en cours de route. Moi j’ai pris le tout sur moi, c’est l’actuel président. Les 400 mille $ sont les 400 mille $ de cousins de l’actuel président. Mais je l’ai protégé», affirme Mohamed Ould Abdel Aziz.

« C’est quelqu’un – Oumar ou je ne sais pas comment il s’appelle – qui nous a contactés pour dire qu’il veut investir en Mauritanie, qu’il avait une centaine de millions ou 20 millions $, qu’il voulait venir en Mauritanie, qu’on devait l’aider, qu’on devait lui fournir ces 400 mille dollars et on était les deux (Aziz et Ghazouani) dans cette histoire. Et on lui a envoyé l’argent pour qu’il puisse venir investir en Mauritanie et nous rembourser notre argent», déclare Aziz.

Oumar «s’était présenté comme un ancien officier de l’armée irakienne, comme quoi il avait des difficultés, il avait des enfants en bas âge…et il a continué à pleurer pendant des mois ; il nous a dit «je vais venir en Mauritanie, je suis un musulman, je ne peux pas rester au Ghana». C’est très simple je dis à mon ami mon frère Mohamed. On l’a aidé, on a emprunté de l’argent mais cette histoire m’a été collée à moi. J’ai supporté pendant 10 ans», dit Aziz.

Selon le président il n’y a jamais eu d’enlèvement : «Finalement au bout de quelques années, dit Aziz, ce monsieur (en l’occurrence Oumar Mahmoud) a été repéré. Il ne s’agit pas d’un enlèvement au Mali, ce n’est pas un enlèvement. Ils sont six, on a récupéré deux en Gambie, deux à Dakar, deux à Bamako, on les a ramenés ici (à Nouakchott), ils ont été interrogés. C’est vrai ils ne sont pas allés à la justice. Si on peut trouver un arrangement avant d’aller à la justice c’est tout à fait normal, c’est légal. On leur a dit «écoutez vous remboursez cet argent et puis on vous laisse libres très simple».

C’est avec l’accord de trois présidents (en l’occurrence les présidents malien, gambien et sénégalais) et c’est dans la légalité. C’est des délinquants notoires, repérés, arrêtés et transférés à la demande d’un Etat tiers. C’est légal, rien de plus légal. Ils sont venus ici (à Nouakchott), ils ont été interrogés, ils ont reconnu. D’ailleurs ils ne pouvaient que reconnaitre, toutes les preuves étaient réunies, contre eux ils n’avaient aucune chance d’échapper, ils ont remboursé l’argent. Ils ont vendu une maison parait-il à Bamako ils ont ramené l’argent … ».

«C’est tout il n’y a pas de kidnapping», conclut l’ex-président. Mais le problème est qu’il existe des enregistrements audios où on entend et la voix d’Aziz et celle d’Oumar Mahmoud et celle de la conseillère à la présidence de la République qui devait partir à la rencontre des faussaires basés à Accra au Ghana. Et dans ces enregistrements audios il est question des supers dollars, des faux dollars en fait.

Mauriweb 

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