Darel Barka : révolte des paysans contre l’accaparement de 3200 Ha, le DRS asséné avec un coup de gourdin sur la tête

Darel Barka : révolte des paysans contre l’accaparement  de 3200 Ha, le DRS asséné avec un coup de gourdin sur la têteTerroir Journal – L’Etat mauritanien avait attribué une superficie de 3200 Ha à l’Autorité Arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole (AAAID) sous le règne du président Mohamed O Abdel Aziz.

Cette attribution des terres de culture est contestée par les paysans de la cuvette de KarawlattWoullou NDIAYE qui l’exploite depuis plus d’un siècle. Des terres qui restent leur unique source de vie. Une résistance farouche est menée par les paysans de Karawlatt depuis 1994 contre le projet de triple AID.

Le vendredi après-midi, le Hakem de Boghé s’est présenté sur les lieux pour convaincre, en vain, les paysans à laisser les engins de l’AAAID continuer à abattre les arbres végétant dans la cuvette.

Quelques minutes plus tard, le DRS débarque avec des policiers. Aussitôt arrivé avec ses éléments, le policier régional en chef se mit à insulter les paysans trouvés sur place. YahragKilkoumBeyouà en croire un paysan sur place. Insultes suivis de brutalités à l’endroit des paysans. L’un d’eux lui assène un coup de gourdin sur la tête.

Il serait gravement blessé suite à ce coup. Selon toujours nos sources, la police a dressé une tente dans la cuvette pour veiller au grain mais les propriétaires terriens campent sur place eux aussi et prêts au sacrifice nous dit Oumar, l’un d’eux. Le maire de Darel Barka, Kane Amadou Tidjane s’est présenté la semaine passée avec un groupe de paysans pour arrêter les travaux effectués par les engins.

Pays bizarre est le nôtre, pendant quel’Etat ratifie des conventions de protection de l’environnement et renforce son arsenal juridique en la matière, il délivre en même temps des permis à des multinationales d’agrobusiness qui détruisent les forêts.

Sous le règne de l’ancien président Mohamed O Abdel Aziz, le dossier semblait être rangé dans les tiroirs. A la surprise général, son successeur Mohamed Ghazouani qui disait ignorer le dossier, envoie des policiers charger la foule de paysans venue des localités de Loboudou, Reghbe, Sinthiane, Bour, Darel Braka etc. avec des grenades lacrymogènes en plus d’insultes pendant qu’il cherche à faire la lumière sur la page Abdel Aziz martèle Cheikh Tahar, un paysan. A quand, la fin de l’accaparement des terres et la politique du bâton dans la vallée du fleuve ?

Daouda Abdel Kader Diop

Via cridem

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire