Colonel (E/R) Mohamed Lemine Ould Taleb Jeddou : Quand on a un droit, pourquoi quémander?

Lamine Fofana, casque bleu mauritanien blessé en Centrafrique, écrit à Ghazouani et António GuterresJ’ai suivi avec interêt les efforts fournis par les bonnes volontés pour trouver une solution à la regrettable situation du gendarme Lamine Fofana. (  http://www.cridem.org/C_Info.php?article=739060) Ces efforts sont louables, mais pas suffisants. Quand on a un droit, pourquoi quémander?

Le gendarme Lamine Fofana est tombé dans le cadre d’un service commandé; tout préjudice subi dans ce cadre est imputable à la puissance publique.

Plutôt que de continuer à chercher à apitoyer sur son cas, le gendarme Lamine Fofana, se fondant sur la volonté sans équivoque du Président de la République de l’instauration d’un véritable état de droit, doit entreprendre les démarches qui conviennent, non pas pour demander, mais pour exiger les réparations des préjudices subis dans l’accomplissement de son devoir national, en intentant une action en justice contre la puissance publique.

La Président de la République a été on ne peut plus clair sur la séparation des pouvoirs, en déclarant qu’il “n’interviendra en aucune manière pour entraver les démarches de la justice qui est un department indépendent de l’exécutif, mais que bien au contraire il s’investira pour consolider cette indépendance”. Le gendarme Lamine Fofona et ses ayants-droits, doivent saisir l’occasion au vol pour réclamer une triple indemnité pour le préjudice physique, la douleur morale et les troubles apportées aux conditions d’existence.

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