Le secteur agricole en Adrar est un important levier du développement et de l’économie

Voyage Mauritanie : Trek dans les oasis luxuriantes de l'Adrar | HuwansLe secteur agricole est un levier majeur du développement et de l’économie en Adrar, dans la mesure où il constitue un soutien au développement local à travers ses apports évidents en matière d’emploi des jeunes, de débouché pour le marché du travail, d’activité commerciale et de source de liquidités monétaires, côté financier.


L’agriculture joue aussi un rôle de premier ordre dans le soutien de la politique locale, dans la sécurité alimentaire et la promotion de la décentralisation du développement à travers l’élimination des différences de classe, l’allègement de la souffrance des franges vulnérables de la société. Le secteur agricole est animé de nobles objectifs : renforcement de la politique de plantation de palmiers, soutien des oasis et encouragement de la culture maraîchère.

Le secteur agricole contribue à l’essor de la politique locale à la promotion de la décentralisation du développement à travers l’élimination des disparités sociales, des différences et l’allègement de la souffrance des franges vulnérables de la société.

Pour faire un éclairage sir cette question cruciale, le bureau de l’Agence Mauritanienne d’Information dans la wilaya de l’Adrar a mené une série d’entretiens avec un certain nombre d’acteurs de ce secteur, qui permettent de suivre les principales interventions au profit de la population et de la région.

Dans ce contexte, le coordinateur régional du projet « initiative d’irrigation au Sahel », M. Ahmed ben Sfeira a expliqué que son projet est l’un des plus importants en matière d’agriculture. Il a affirmé que le projet a été lancé en 2018 vise à renforcer la capacité des membres en matière de développement et gestion du système d’irrigation, d’extension des surfaces irriguées par l’adoption d’une nouvelle approche régionale basée sur les solutions de l’irrigation en usage dans les pays du Sahel: Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Burkina Faso.

Le coordinateur a affirmé que le projet avait été lancé en 2019 au niveau de l’Adrar et du Tagant, afin de mettre en œuvre de nombreux projets importants dans ces deux wilayas, ajoutant que le champ d’intervention comprend les wilayas du du Hodh Echargui, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Brakna, du Gorgol et du Trarza.

Il a expliqué que la wilaya de l’Adrar bénéficiera d’un ensemble d’interventions, y compris la mise en place de quatre barrières rocheuses à Tawaz, ainsi que l’achèvement de l’étude sur la mise en œuvre de deux fermes modèles à »Yaghrev » et « Kachdh », indiquant l’avancement des travaux dans le barrage de Nteknent dans la commune de Nimlane, dans la wilaya du Tagant, ce qui permettra la remise en état d’environ 120 ha, au profit de 170 agriculteurs.

Il a souligné que de nouvelles technologies avaient été introduites, dont la construction de bassins de stockage d’eau à utiliser en cas de nécessité pour l’irrigation supplémentaire, indiquant que les travaux ont été achevés au barrage de Tachout Al Khadra, relevant de de la commune de Tidjikja, ce qui permettra l’aménagement de 200 ha, au profit de 275 agriculteurs.

Il a ajouté qu’un bassin a été creusé pour collecter l’eau devant le barrage afin de l’utiliser dans la culture de légumes et l’abreuvement du bétail, car le taux de remplissage du barrage après les pluies a atteint environ 70%, soulignant que les travaux se poursuivront pour compléter 7 barrières rocheuses dans la vallée de Tidjikja.

Le coordinateur régional a expliqué que le projet suivra le rythme des agriculteurs tout au long de la campagne agricole en les soutenant avec des intrants agricoles, la supervision et la formation et la création de fermes modèles à Nbeika et Tamouret Ennaaj.

Il a indiqué que deux plates-formes ont été mises en place pour permettre aux acteurs des deux wilayas d’échanger et de diffuser des expériences, en plus de l’organisation d’un forum sur la stratégie genre et la formation d’équipes de déléguées féminines sur le système d’information pour le suivi des projets mis en œuvre par le projet et le partage des informations avec les acteurs nationaux et régionaux, précisant que le projet compte sur la récupération de l’eau dans les deux wilayas à travers la réhabilitation de barrages et de remblais rocheux pour préserver le sol de l’érosion et des glissements de terrains.

À son tour, M. Nah Ould Sidi, Secrétaire général de la commune de Tawaz a affirmé que le projet Abaliss intervient dans certaines communes en Adrar, dont celle de Tawaz, car il y a des barrières rocheuses qui seront mises en place pour réduire la vitesse des inondations, ce qui permettra d’augmenter le niveau du lac et donc d’augmenter le niveau d’eau dans les puits.

Il a ajouté: « Nous avons une grande pénurie d’eau, car de nombreux puits sont à sec, en raison du manque de pluie, indiquant que l’importance de l’agriculture au niveau de la commune est connue car la commune était le premier producteur de légumes au niveau national, avec une production atteignait de 6.000 tonnes par an de légumes, essentiellement des carottes.

Il a indiqué que cette production a décliné jusqu’à atteindre les limites de 1000 tonnes par an en raison de la rareté de l’eau, l’exode des agriculteurs et le manque de main-d’œuvre, espérant que ces barrages contribueront à réduire la pénurie d’eau dans la région.

Les bénéficiaires de ces interventions sont unanimes sur leur importance en raison de leur rôle dans la promotion du développement local, en particulier dans le secteur agricole, notamment la culture de palmeraies et l’agriculture pluviale, car les barrages et barrières contribueront à atténuer les souffrances dues à la pénurie et à la raréfaction de l’eau dans la région.

AMI

Vous pouvez laisser une reponse, ou trackback a partir de votre propre site.

Laisser un commentaire