Ould Maham: le rapport de la CEP est une condamnation politique et morale de l’ancien président (*)

Le plus important  ,  dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire, après qu’elle ait éclaté , l’énormité de la  corruption dans plusieurs secteurs sensibles et dossiers économiques, touchant  l’épine dorsale économique nationale,  se trouvent les messages politiques qu’il a renvoyés.

Il a été confirmé par le rapport qu’il y avait une corruption massive qui était parrainée clairement par un sponsor politique qui n’est autre que  premier fonctionnaire de l’État.  Lequel était fier de sa manière de centraliser tous les pouvoirs et décisions économiques en particulier,avec ses capacités extraordinaires à maitriser  toutes  les astuces discretes  de la gestion financière ,de telle manière qu’il est impossible de mener des opérations de corruption de cette ampleur, sans sa connaissance et son attention,
Surtout si les héros de cette corruption appartiennent  au cercle de ses  collaborateurs les plus proches, qu’il plaçait sur le devant de la scéne ,sans justification ni géne .

Personnellement, je n’attache pas plus d’importance à l’aspect judiciaire du dossier, en ce qui concerne son importance.  Par contre, ses dimensions politiques et morales m’interpellent , compte tenu des exigences du contrat social et des slogans que nous brandissions , un certain temps, devant les citoyens et  qui , en fait, s’avérent etre (aujourd’hui) vides de sens.

Je n’entrerai pas non plus, dans un débat sur l’ immunité d’un tel .  Oui,  l’immunité protége contre les  poursuites judiciaires , mais ne veut rien dire du point de vue politique, lorsque tous les éléments de condamnation politique existent.

L’achèvement des travaux de la commission d’enquete parlementaire est opportun et le fait qu’il aboutisse à un résultat comme celui-ci,  en parfaite harmonie avec ses objectifs   , est un message fort, marquant l’inauguration d’une nouvelle ère de la vie parlementaire, une nouvelle voie dans la relation entre les autorités et un immense espoir de bâtir des institutions qui doivent d’abord et avant tout traduire  la loyauté à la République.

Dans le même temps, la position du Président de la République de ne pas s’immiscer de près ou de loin dans les travaux de la CEP , de tenir ses promesses de lever tous les obstacles sur son chemin et d’obliger le pouvoir exécutif à coopérer pleinement avec elle, constitue un autre message et une nouvelle approche  qui assure la régularité et l’harmonie des autorités ,  des institutions étatiques et leur intégration.

Enfin, j’adresse mes sincères salutations et mes remerciements à la commission parlementaire , président et membres , pour le travail remarquable qu’ils ont accompli , dans sa forme et son contenu et pour l’effort qu’ils ont fourni  à la hauteur des aspirations .

Espérant qu’elle ne soit pas  la dernière des commissions d’enquête pendant la session  parlementaire en cours et que d’autres commissions,  ayant  le même but et la meme raison  la suivent, pour que  que le rôle de controle parlementaire  soit toujours renforcé.

(*) Sidi Mohamed Ould Maham / ancien ministre

Source : http://zahraa.mr/node/24479

Traduit par adrar.info

 

 

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