Mohamed Yahya Ould Kherchi indexe la commission parlementaire de « règlement de comptes »

Mohamed Yahya Ould Kherchi indexe la commission parlementaire de Essahraa - Les auditions menées par la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) s’apparent plus à des «règlements des comptes» qu’à des investigations proprement dites, a affirmé le député Mohamed Yahya Ould Kherchi.

Ce dernier a accusé dans son intervention faite le jeudi 23 juillet courant, pendant une plénière organisée par le Parlement, la commission d’avoir fuité les informations qu’elle a recueillies aux médias, alors que ses actions devaient être frappées du sceau de confidentialité totale, a-t-il dit.

Ould Kherchi, qui avait dirigé le Groupe parlementaire de la Majorité au cours de l’année passée, a exigé de la commission d’élargir ses investigations à toutes les périodes passées.

Les appels lancés par la CEP se caractérisent par leur sélectivité, puisqu’elle convoque «certains» de manière respectable, alors qu’elle fuite, à travers les sites et les organes de presse, les convocations adressées à «d’autres», a-t-il ajouté.

Il a appelé aussi, à la fin de son intervention faite devant les députés, la commission à faite preuve de retenue et d’attentisme avant de présenter son rapport final, pour que ce dernier soit à la hauteur de la grandeur de l’Assemblée nationale, au lieu d’être «bourré» d’accusations motivées uniquement par des « règlements de comptes ».

L’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui, une recommandation relative à l’élargissement des missions de la CEP, auxquelles, a été rajouté l’enquête sur des faits susceptibles de constituer une atteinte à l’intégrité territoriale de la République, en plus des violations potentielles des dispositions de la loi n° 014-2016 en date du 15 avril 2016 et relative à la lutte contre la corruption.

Les propos de Ould Kherchi ont été tenus au cours d’une plénière du Parlement destinée à adopter une recommandation modifiant la résolution de l’Assemblée nationale n° 001-2020 du 30 janvier 2020, qui prévoit la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

La commission avait assuré auparavant être étrangère à tout ciblage ou parti-pris de qui que ce soit.

Nous ne privilégierions aucune partie et ne ciblerons aucune autre, nous limitant pour le reste de notre délai d’existence à poursuivre nos activités avec la même méthodologie et le même professionnalisme, ont affirmé les limiers de la commission, minimisant les informations diffusées et présentées comme étant des «fuites» de leurs investigations.

https://essahraa.net/node/18645

via cridem

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