MAURITANIE : URGENT/Enquête parlementaire. Aziz aurait-il échappé aux menottes d’un colonel de la gendarmerie ?

Une information de dernière minute nous apprend que les autorités ont dépêché un Colonel de la gendarmerie, porteur d’un message à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz à Benichab où il se trouve depuis des mois en repos « politique ».
Certains pensent que c’est la convocation « musclée » qui était une option sur la table pour présenter de force l’ancien chef de l’Etat devant la commission parlementaire en charge de faire le point sur sa gestion le long de ses deux mandats. Il semble selon certaines informations que le Colonel avait pour mission, (donc pour ordre), de conduire de force le chef de l’Etat par « contrainte  rapprochée ». Ce qui signifie en terme policier ‘de force’. Ce que le chef de l’Etat a finalement évité. L’information rapporte qu’après plusieurs échanges de coups de  téléphones, (dont sans doute un ou deux au Général Sultane),  le puissant chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale, Ould Abdel Aziz  ‘aurait été’ autorisé à se rendre à Nouakchott à bord de son véhicule, sans sa propre sécurité et sans escorte gendarmerie. Une faveur  qui lui a été faite sans doute par le Général Sidi Ould Hanena, Ministre de la défense, le supérieur hiérarchique du Général Sultane, actuel ministre de la défense  considéré par certains comme  les deux bras du Chef de l’Etat Ould Ghazouani. Le chef de l’Etat vous le savez  a pris ses distances de cette affaire d’enquête, à odeur nauséabonde, qui commence à traîner son ancien ami dans la boue de « la marre du phacochère ».

L’ex Chef de l’Etat est effectivement arrivé à Nouakchott. Le pourquoi de ce retour forcé  et « agité » rien n’a pas filtré de l’information. Mais tout porte à croire que les parlementaires ont décidé d’aller jusqu’au bout, ne serait-ce que pour montrer aux citoyens que personne n’est au dessus de la loi. Convoqué à deux reprises et à deux dates différentes, l’ancien président ne s’est pas présenté. La première fois, parce qu’il n’était pas à Nouakchott. La seconde fois parce que personne n’a accepté de décharger  la convocation pour respecter les consignes données par l’ancien président à ses employés de maison.
Cette convocation, la 3ème,  serait-elle la bonne ? Oui, pensent certains observateurs. Dans ce cas si c’est bien oui, les choses vont prendre une nouvelle tournure. Soit le chef de l’Etat accepte de se rendre de son gré à la salle d’audition des parlementaires à la date qui lui a été notifiée probablement dans les 72 heures, (si l’on tient compte du temps très court qui reste à la commission pour boucler la boucle), soit, il sera conduit de force ce qui serait désastreux pour sa réputation et catastrophique pour la suite des événements qui ne jouent pas en sa faveur d’aucune manière que se soit.

Maintenant les regards sont braqués sur la barrière de la rentrée de l’Assemblée Nationale. Juste pour savoir quand l’homme qui se croyait au dessus de tout, de la loi, et de l’imagination qui  pouvait faire croire qu’il ne sera jamais  appelé à une barre, va se retrouver face à la réalité :  Il n’est plus un chef d’Etat comme le lui laissait  croire « cette gloire » qui n’était que le décor d’un spectacle qui s’achève sur un scandale dégradant, mais simplement un ancien  président sans  immunité face à la réalité,  donc un citoyen cité à comparaître devant une ‘justice préliminaire’. Si la barrière de sécurité de l’entrée de l’Assemblée Nationale se lève pour le laisser passer, l’Assemblée Nationale va gagner en crédibilité et sa commission d’enquête aura valeur de test positif. Si cette barrière reste baissée, beaucoup de gens diront « nous le savons et nous l’avons toujours dit c’est un spectacle navet auquel nous assistons » Les trois jours qui viennent diront dans quel cas de figure on se situe aujourd’hui.

Mohamed Chighali

Source : pointschauds.info/fr

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