Comme quoi le progrès n’est pas synonyme du bonheur !

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J’ai eu l’honneur de passer une partie de mon enfance  » chez ma grande tante  » dans un habitat pareil. Ce n’était rien qu’une case mais c’était un bonheur absolu.
C’était à l’âge de mon entrée dans  » le kitab » ce qui signifie littéralement le livre et qui veut dire l’âge dans lequel l’enfant doit être initié au Coran, notamment par la récitation méthodique des sourates courtes ..
C’était dans un coin de paradis situé à une dizaine de kilomètres de la ville d’Atar sur la route de Choum que les véhicules du progrès technique empruntaient pour permettre à leurs voyageurs de ne pas rater le plus long train de la modernité.
Au milieu d’une dense palmeraie qui nous empêchait de voir les rayons du soleil brûlant du désert, nous écoutions .souvent ,avec indifférence le bruit des moteurs qui nous appellent à regarder vers la cité.
Nous étions indifférents à cet appel car nous fûmes absorbés par le souffle du Coran, le chant des oiseaux et la mélodie du chadouf .
Nous étions enivrés par la douceur de l’eau qui coule, par l’odeur de la verdure qui nous entoure, par la beauté biblique du paysage qui nous attire.
Nous étions autonomes car notre nourriture était,pour l’essentiel offerte par la terre et par ses servitudes
Nos relations avec les éleveurs des animaux domestiques étaient strictement réglementées
Notre commerce extérieur fonctionnait à merveille.
Nous vivions dans un monde heureux qui a disparu, non seulement, sous l’effet de la sécheresse et de la désertification de la nature mais encore par l’assèchement d’une certaine culture provoqué par l’exode rural vers le progrès..
Tous comptes faits , nous savons , désormais , de science certaine, que le progrès n’est pas synonyme du bonheur.
AkM

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