Extrait de “La Guerre Sans Histoire” : LES FORCES EN PRESENCE /Colonel(E/R) Mohamed Lemine Ould Taleb Jeddou

Photo de profil de Mohamed Lemin, L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleilAu debut de la guerre, un équilibre des forces en présence prévalait, mais qui, avec la dynamique de l’évolution penchera en faveur du Fpolisario. D’un côté, l’armée mauritanienne, était bien entrainée et aguerrie mais nullement préparée pour la guerre et de l’autre des maquisards sahraouis, mal équipés, mal entrainés et peu aguerris.

L’armée mauritanienne entrera en guerre avec un front de deux groupements, le Groupement no 1 (G1) commandé par le colonel Viah Ould Mayouf agissant dans le secteur Nord-ouest s’étendant à partir de la ligne Nouadhibou- Choum inclue, vers le nord englobant Tiris Elgharbiya dont le PC sera installé à Aousred avec pour base arrière Nouadhibou

Et le Groupement no 2 (G2) commandé par le Lt-colonel Ahmed Ould Bousseif, agissant dans le secteur Nord allant de la ligne F’dérick- Chegatt, inclue, et englobant tout le Tiris Zemmour dont le PC sera établi à Bir Moghrein avec pour base arrière F’dérick.

Le G1 était composé de 6 unités: l’Unimar (Unité Marine), le 3 EDC, formé à partir du 3 EM (Escadron Monté), le 5 EDC, formé à partir du 5 EM, et trois nouvelles créations, le 6 EDC, le 7 EDC et le 9 EDC.

Le G2 était composé de 5 unités: le 1 ER (Escadron de Reconnaissance), le 2 ER, le 4 ER, le 8 ER (nouvelle création) et la 1 CCP (Compagnie des Commandos Parachutistes).

Avec la conquête des nouveaux territoires, une nouvelle articulation des G1 et G2 verra le jour avec l’appartion des secteurs de Bir Moghrein, d’Aousred et de Dakhla pour ne citer que les plus déterminants.
Dans le cadre de sa coalition avec le royaume chérifien, la Mauritanie bénéficiera d’un renfort massif d’unités marocaines qui seront installées en positions statiques un peu partout sur le territoire national, particulièrement à BIr Moghrein, Zouérate, pratiquement tous les chantiers de la voie ferrée, Atar, Akjoujt et Nouadhibou avec le prépositionnement de F5 à Noudhibou, agissant sur demande de l’Etat-major National.

D’un autre côté, et dans le cadres des accords militaires et de défense avec la France, la Mauritanie bénéficiera d’appuis aérien et logistique pour certaines opérations particulières.
Le Fpolisario qui, ironie du sort a été créé en 1973 à Fdérick avec la bénédiction de l’état mauritanien, regroupait tous les combattants sahraouis sous le commandement du Secrétaire Général du Front, Elwely Ould Seyid.

En mars 1977, le Fpolisarion évoluera vers un gouvernement avec pour Président Mohamed lemine, pour ministre de la defense Brahim Ghali et pour ministre de l’information Mohamed Ould saleck.

La population évaluée à une centaine de mille à majorité de transfuges mauritaniens était regroupée dans la région de Tindouf pour passer sous le terrible rouleau compresseur de la propagande révolutionnaire.
Dans son combat armé, le Fpolisario agissait sur trois fronts: le front nord face au Maroc, le front centre avec pour zone d’action La Tiris El Gharbiya et le nord de la Mauritanie et le front sud, agissant sur le nord-est et l’est de la Mauritanie.
Le théatre des opérations du Fpolisarion est réparti en quatre secteurs et des bases:
- le secteur nord-est sous le commandement de Said Ould Sghair
- le secteur centre sous le commandement de Ould Mohamed lemine Ould Boulali
- le secteur sud-est sous le commandement de Eyoub ould lehbib
- le secteur est, sur la frontière malienne, commandé par Benna.
Chaque secteur est articulé en katibas de 100 à 300 combattants, dont le nombre et les effectifs varient en fonction des secteurs et des besoins tactiques.

Deux bases opérationnelles, en mouvement perpétuels, nomadisaient aux environs de Lemgassem et entre Farsia et Toukat.

Trois autres bases étaient signalées entre Toumbouctou et El Basria, en territoire malien.
Le ravitaillement est assuré hebdomadairement à partir de Tindouf par une katiba logistique.

Chaque katiba de combat a sa propre structure de réparation et de soutien integrée.

Les combattants étaient formés par des officiers algériens et Yemenites dans un camp à l’est de Tindouf appelé Benkhaiba.

Les formations techniques (servant des armes collectives, transmetteurs, mécaniciens, etc…) etaient dispensées par un personnel algérien dans la base de Janiya dans la région de Béchar.

Sur le plan tactique, Les opérations sont préparées au niveau d’un bureau de planification à Tindouf qui transmet les ordres à des structures spécifiques, commandées par des légionnaires étrangers pour leur mise en oeuvre sur le terrain.

Ces légionnaires, toujours enturbannés, mais dont la couleur tranchait nettement avec celle des autochtones, ne s’approchaient jamais à plus de 400 mètres des combattants et n’entraient jamais en contact direct avec eux, les ordres aux échelons d’exécution se faisant par l’intermédiaire d’agents de transmissions, généralement des transfuges mauritaniens.

Les combattants du Fpolisario étaient équipés et approvisionnés sur tous les plans par l’Algerie avec le soutien de la Libye, de la Corée du Nord et de Cuba.

Les combattants du Fpolisario étaient en trés grande majorité des Rgueibatt, la composante Tekna, suspects dès le début, avait été écartée et destinée dans les camps aux travaux techniques (santé, mécanique, chauffeurs, etc.).

Mohamed Lemine Ould Taleb Jeddou
Extrait de “La Guerre Sans Histoire”

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