Ould Bellamech écrit: Jusqu’à quand durera ce mépris?

Celui qui voit la nomination de Ould Youssef en tant que directeur du port de Nouadhibou, la constitution  du Comité du Fonds Corona, les nominations du  directeur de la radio ,de la télévision, l’agence mauritanienne d’information (AMI), l’agence de l’audio visuel  Hapa et d’autres nominations absurdes similaires (…), s’assure qu’il n’y a pas de place pour le doute ,quant à l’un des deux cas:

 

-Soit Ould  Ghazouani ne contrôle rien et ne sait rien de ce qui se passe dans le pays.

- Soit on nous  conduit vers une étape de dégénérescence sans précédent, que même  sous le regne du voleur, Ould Abdel Aziz, le pays n’a atteint.

Ce qui se passe dans les coulisses, à l’intérieur des couloirs du système, dépeint clairement les caractéristiques d’un régime dictatorial aveugle, conduit  de l’intérieur, ,sans carte topographique, vers un champ de mines .

Tous ceux qui,aujourd’hui ,ne critiquent pas vivement Ould Ghazouani  et le mettent en garde de ne pas aller dans cette direction, contribuent intelligemment ou stupidement à le pousser vers une impasse  …   sa fin compatissante.

Ce que certaines personnes  voient en le  maintien du pire gouvernement de l’histoire du pays,  confirme l’incapacité d’Ould Ghazouani à administrer le gouvernement.

Exactement ,  la même manière qui a justifié, en son temps,  le renversement du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi

Le président Sidi Ould Cheikh Abdallah  estimait que le renversement d’un président civil élu n’était plus acceptable, ni envisable  en aucune façon.
Mais il a oublié que tout président, contre lequel se dressent son parlement, ses ministres, la sécurité d’etat et les médias officiels , sa continuité  ne s’aurait  être justifiée.
Et c’est ce, vers vers quoi  aujourd’hui, est poussé Ould  Al-Ghazwani ,.
Il  continuera à penser qu’il est intelligent , conscient de tout ce qui se passe et des intentions de chacun, jusqu’à ce qu’il découvre (avec retard ) que c’est  lui seul qui n’a vu d’autre, que ce qu’on a voulu  lui faire voir  .

Ce dont Ould Al-Ghazwani a besoin aujourd’hui, c’est d’eloigner  tous ceux qui lui disent qu’il va dans la bonne direction.  Je doute qu’il soit encore ,en mesure de le faire:

Les coups d’État ne signifient pas nécessairement le renversement du gouvernement.
Le renversement du gouvernement ne signifie pas nécessairement la chute du président.
La chute du président ne signifie pas nécessairement sa sortie du palais.
Nous avons un coup d’État contre Ould Mohamed Salek
Nous avons un coup d’État de Bousseif
Nous avons un coup d’État contre Ould Ahmed Louli
Nous avons un coup d’État contre Ould Haidala
Nous avons un coup d’État contre Ould taya
Nous avons un coup d’État contre Ould Mohamed Fall
Nous avons un coup d’État contre Sidi Ould Cheikh Abdullah ..
Nous avons un coup d’État contre Ould Abdel Aziz

Aucun de ces coups d’État ne ressemble en quoi ce soit à l’autre . Et tous ont réussi.

Le seul point commun entre eux, est  que  : leur  justification était l’oeuvre de cette mafia civile, qui n’a jamais déçu l’un des  comploteurs.

Il y a maintenant une question clé que nous pouvons présenter au peuple mauritanien, qui a pris conscience de la plupart de ce qui se passe dans le pays:

N’attendez rien de bon. N’attendez aucun changement. N’attendez rien de nouveau ,de la part d’un président qui couve cette mafia corrompue.

Ce qui est étrange dans le mépris pour nos esprits, c’est que ces mafiosis  justifient la venue des  comploteurs en disant d’eux qu’ils sont   «detenteurs de competences et  d’expériences » et justifient leur  départ par  : «le président ne peut pas construire seul … ce sont ses proches et conseils  corrompus qui l’ont détourné » . Et ils s’oublient comme étant  eux, ces memes conseils .

Soyez ce que vous voulez et faites ce que vous voulez, mais n’essayez plus de nous persuader,  que vous n’êtes autres que  des dilapidateurs ,conscients de tout ce que vous faites, avec toute la diligeance et les confidences requises.

Telle est la seule vérité qu’Ould Ghazouani doit confirmer ou infirmer aujourd’hui.

Et il ne le fera jamais, tant qu’il marche  sur les deux cordes.

 

Source : https://www.anbaa.info/?p=57481

Traduit par adrar.info

 

 

 

 

 

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