Débattre de quoi et avec qui ?

Il est de plus en plus question, sur la toile, aux moyens de ‘groupes d’amis FB’, de débats, à défaut de dialogue.
De fait, le grand débat qu’impose la situation du pays est celui qui devrait identifier et réhabiliter les acteurs légitimes et fiables pouvant impulser et conduire un sursaut national.
Or la légitimité et la fiabilité, des partis politiques et de la société civile, s’entend, ont été les grandes victimes des derniers combats livrés par la « Décennie », pour enterrer les acquis de la démocratie dans le pays.

En effet, au lendemain de son départ du pouvoir, l’ancien Président Aziz pouvait se frotter les mains en constatant qu’aucun des partis d’opposition, qui l’ont combattu au cours de ses deux mandats consécutifs, n’est sorti indemne d’un tel combat. Il suffit de compter aujourd’hui pour savoir combien il y a eu d’APP, de RFD, d’UFP, de Tewasoul, de Wiam et même de FLAM ?
L’un des derniers coups, mais pas le moindre, fut de réussir à regrouper « J’mi3 seyl likwar » (tout ce que peut charrier le torrent négro-africain) sous l’appellation ‘CVE’. Une belle trouvaille, arrivée un peu tard.

Pire, la société civile (ONG et syndicats), les groupuscules politiques, les ‘leaders communautaristes’, toutes ethnies confondues, ont été systématiquement soumis à un travail de sape, par la corruption, par la peur et la division, pour un seul but : renforcer les rangs des milices parallèles au service du pouvoir et affaiblir l’opposition démocratique.

C’est pourquoi un des thèmes que la toile peut proposer, aux ‘débatteurs’, serait comment redonner la légitimité et la fiabilité à tant de forces potentielles, pour poser les vraies et bonnes questions.
Autant que possible, avant l’échéance qu’attend tout le monde : le mois d’Août, où le Président Ghazouani ferait probablement son bilan d’un an de pouvoir, où la Commission d’enquête parlementaire aura rendu son rapport et où l’ex-Président Aziz aurait, enfin, l’occasion de s’exprimer.

Une échéance à laquelle le grand absent sera, nous le souhaitons, le Coronavirus, que la volonté d’Allah et notre sens de la discipline auront anéanti, d’ici là.

Ahmed Omy
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