Nouadhibou: Le calvaire de Mint Bellamech et ses enfants , bloqués,depuis deux mois ,en plein air , à la frontière mauritano-marocaine

Fatimetou Mint Mohamed Ould Bellamech et ses enfants  , sont  toujours bloqués, pour leur  deuxième mois consécutif,  à la la frontière mmauritano-marocaine , .

Mint Bellamech avait franchi, avec ses enfants, la frontière mauritanienne en direction du Sahara occidental, pour rejoindre son domicile en Espagne, mais la fermeture par le Maroc du point de passage « Guerguerat  » l’a empêchée de poursuivre son voyage.

Elle est retournée en territoire mauritanien mais fut bloquée au PK 55 et empechée de rentrer à Nouadhibou (Fermeture de la frontière dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus ) ,sous prétexte que ses enfants sont de nationalité espagnole  ..

Depuis,  la femme mauritanienne vit ses jours et ses nuits à l’interieur d’ une voiture, dans la zone tampon dénommée  « Guerguerat « ,  séparant les deux postes frontières marocain et mauritanien,

Cet état de fait ,  constitue une menace pour sa sécurité, car la région est désertée par la population, sauf  les passeurs et hors-la-loi  venant du  côté marocain ou mauritanien qui passent prés d’elle , de temps en temps .La zone est investie  des troupeaux de loups et de chiens sauvages. A cela s’ajoute le  manque de moyens pour y vivre, notamment l’eau et la nourriture.

Fatimetou  dit que la brigade de gendarmerie mauritanienne stationnée au poste frontière PK 55, est leur seule source, dans le peu de ravitaillement qui les maintient en vie et leur permet de resister  au grand froid en cette  zone qui borde l’océan atlantique.

Elle a ajouté, que vivre en plein air ,sur une telle plage , met sa vie et ses enfants en danger !!!

Mint Bellamech supplie le président de la République et les autorités administratives de Dakhlet Nouadhibou à ouvrir la route devant elle et ses enfants, qui  sont des Mauritaniens  de sang et sur  papiers d’identité, même si, par ailleurs,ils ont une  double nationalité .. !!.

De  nombreux observateurs locaux s’étonnent que les autorités de la ville de Nouadhibou  ouvrent  la voie à certaines personnes influentes, sous prétexte de passer l’Aïd avec leurs «proches»,  et la  ferment devant  une femme seule, affligée par la tendresse maternelle envers  ses enfants, prunelles de se yeux, qu’elle ne peut  laisser  en plein air à Kandahar,dans la zone Guerguerat,  rien que du fait, qu’ils possèdent une citoyenneté européenne. Laquelle est  détenue par la majorité des « influents » des politiciens, des notables et des marchands de religion et de droits … qu’ils  utilisent dans tous les domaines de la vie, en plus »du  droit » d’entrer , sans inquiétude , dans les villes des deux pays et d’y  faire des tournées , sans se soucier des mesures de protection contre le  Corona!!

 

A suivre…

Babah Ould Abidine , agence Nouadhibou actualités

 

 

 

 

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