Ould Abdel Aziz ne mérite pas ce lynchage médiatique..

In Mauritania, President Ould Ghazouani Consolidates Power, Irking ...Incontestablement Mohamed OULD ABDEL AZIZ a été au pouvoir pendant deux décennies ce qui lui confère le statut d’ancien Président de la République. Quelques soient les griefs que l’on puisse lui reprocher, son nom reste et restera attaché au nom de la Mauritanie. Par conséquent, ce lynchage médiatique qui frise parfois l’indécence ne glorifie en rien l’image d’un pays qui fut symbolisé par celui que certains qualifient de tous les noms dont le plus « gentil » est le qualificatif de « voleur ».

Certains même se sont posé la question, comment à un homme « inculte, sans compétence notoire, caractériel » et j’en passe, est arrivé à diriger un pays pendant toutes ces années. L’histoire n’est-elle pas truffée d’homme que l’on traite de fou, de sadique, de tortionnaire qui ont dirigé de grandes nations et dont les noms restent rattachés à l’histoire de leur pays. Que furent Hitler, Mussolini, Staline, etc. ?

Notre chère Mauritanie ne mérite pas que son image soit entachée à travers l’image de celui qui la symbolisait.
Cet homme que tout le monde a tendance à renvoyer au purgatoire de son vivant, a des qualités personnelles incontestables, dont la plus modeste est d’avoir imposé ses marques. En mal ou en bien ? C’est la question que l’on doit se poser objectivement, loin des passions et l’opportunisme légendaire de nos hommes politiques qui sont les chantres de cette campagne médiatique.
L’ancien Président Mohamed OULD ABDEL AZIZ a cédé le pouvoir, je dis bien « cédé », dans des conditions qui sont en son honneur. Reconnaissons-lui ce mérite, sans parler d’autres réalisations que tout le monde semble oublier en les saupoudrant de « facture d’électricité », de dossiers litigieux qui sont encore au stade des investigations.
Simple observateur de la scène politico-sociale, sans appartenance politique et sans avoir été parmi les fervents soutiens de l’ancien président, j’ai lugé utile de prendre la défense de l’image de mon pays à travers l’image de celui qui le symbolisait. Certes, je ne m’attends pas à des fleurs de la part des internautes et l’on même pourrait me qualifier « d’avocat du diable » mais, mon intime conviction s’inspire de Rousseau dans les Confessions qui dit «Le jour du jugement dernier je viendrai ce livre à la main et je dirai, voilà ce que j’étais, voilà ce que je fus ».

Houceine Henoune
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